Selon un sondage publié par BVA, 64% des salariés considèrent que les entreprises font mention des notions « d’éthique » et de « déontologie », uniquement pour se donner une bonne image. Pourtant, 86% de ces mêmes salariés estiment qu’il est important pour les sociétés de plus de 500 salariés, d’avoir un interlocuteur responsable de l’éthique et de la déontologie.

Un quart des salariés interrogés estiment ne pas pouvoir faire confiance, pour discuter d’un problème d’éthique, à leur supérieur hiérarchique ou à un collègue. Un tiers ne peut pas faire confiance au responsable des ressources humaines ou à un syndicat et la moitié à une personne extérieure de l’entreprise.

Les salariés sont critiques concernant les motivations réelles de ces entreprises. En effet, plus de 90% estiment que c’est dans un souci d’image et de confiance des partenaires et des clients que les entreprises agissent. 88% estiment que c’est uniquement pour écarter tout risque juridique, 80% considèrent que c’est pour améliorer les résultats économiques et l’attractivité sur le marché du travail.

Le souci d’améliorer la confiance et le bien être du personnel arrive en dernière position, avec 73%..

Les employeurs mettraient au premier rang de leurs actions d’amélioration éthique ou déontologique, le respect des clients (93%) et la conformité aux règles et règlements (92%), ce qui est bien devant la prévention des conflits d’intérêts, l’intégrité du management, le respect des salariés (71%) ou encore la lutte contre la corruption (68%).

« Info-plus » : L’adoption d’une charte éthique

Les entreprises ont la possibilité de se doter d’une charte éthique, ainsi que d’un code de bonne conduite.

La Charte va lister des règles de comportement des salariés qui pourront être assez contraignantes. Pour qu’elle soit adoptée, il faudra nécessairement la consultation, soit du Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), soit du Comité d’entreprise (CE). Cela dépendra de la nature des dispositions contenues dans cette charte.

Par Juritravail

Source : Le Monde, 8 novembre 2012