Une estimation provisoire publiée par l’Istat fait état d’un taux de chômage de 9,8 % de la population active italienne en mars 2012, se rapprochant ainsi du taux symbolique de 10 %. Le taux de chômage n’a jamais été aussi élevé depuis 2004.
 

En février 2012, le taux de chômage était de 9,6 %. Le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans a augmenté de 2 %. Il est passé de 33,9 % en février à 35,9 %. En mars, l’Italie comptait 2.506 millions de demandeurs d’emplois. La hausse est de 2,7 % sur un mois, ce qui représente 66.000 personnes, et de 23,4 % sur un an, soit 476.000 personnes de plus sans emploi.
 

Au quatrième trimestre 2011, l’Italie est officiellement entrée en récession. Son PIB avait reculé de 0,2 % au troisième trimestre, puis de 0,7 % au quatrième trimestre. Depuis l’été dernier, l’Italie a subi la crise de la dette de plein fouet. Les plans d’austérité successifs n’ont pas rassuré les marchés et le chômage a fortement progressé.
 

Pour relancer l’emploi et la croissance, le gouvernement a adopté fin mars un projet de réforme du marché du travail malgré la mobilisation des travailleurs et l’opposition du premier syndicat du pays, la CGIL. Ainsi, une commission parlementaire examine actuellement une modification de l’article 18 du Code du travail italien qui interdit les licenciements sans juste cause. Les licenciements économiques seraient en revanche facilités.
 

Pensez-vous que la France devrait faciliter les licenciements économiques ?

« Info Plus » Cause réelle et sérieuse de licenciement :
 

Selon l’article L. 1232-1 du Code du travail français, tout licenciement pour motif personnel doit être motivé et justifié par une cause réelle et sérieuse.
 

Un motif réel doit exister, être exact, précis et objectif. La cause sérieuse est celle qui est suffisamment grave pour justifier le licenciement du salarié. Ainsi, une clause du contrat de travail ne pourra jamais valablement prévoir que le manquement du salarié à une obligation contractuelle pourra donner lieu à son licenciement (Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 24 juin 2003, n° de pourvoi 01-42535).

Par Juritravail

Source : Libération, le 2 mai 2012