UBS, 1ère banque Suisse, prévoit la suppression de 10 000 emplois dans le monde d’ici 2015, en raison de la restructuration de sa division banque d’affaires, qui a entrainé de lourdes pertes, d’un montant de 2.2 milliards de francs suisses au troisième trimestre. La restructuration a entrainé une charge financière de 3.1 milliards de francs suisses ainsi qu’une charge sur sa dette de 863 millions.

5,4 milliards d’économies sont escomptées. La banque veut se séparer de certaines activités risquées comme les placements obligataires. Elle souhaite également passer d’un effectif de 63 500 salariés à 54 000.

Le directeur général, Sergio Ermotti, a indiqué que cette décision avait été difficile et que les réductions de postes seraient compensées par le taux de fluctuation naturelle et par les mesures prises par la direction pour atténuer les impacts de la suppression.

Malgré un environnement économique difficile, le directeur général s’attend à de nouvelles entrées de fonds même si la charge de la restructuration devrait représenter 500 millions de francs suisses supplémentaires.

« Info-plus » : L’accord GPEC pouvant prévenir les licenciements économique

Un accord GPEC permet aux partenaires sociaux d’anticiper un éventuel PSE. Ainsi, ils vont analyser et élaborer une estimation des besoins de l’entreprise et des réponses qu’il faut apporter sur une période de 3 ans.

Son but est d’éviter les licenciements économiques, en adaptant les salariés par des mesures de formation, de mobilité professionnelle, ou encore de prévision des recrutements.

Pensez-vous que cette suppression de 10 000 emplois aura de lourdes conséquences pour la filiale française ?

 

Par Juritravail

Source : Le Monde, 30 octobre 2012