La négociation sur le pacte de responsabilité, proposé par le Président François Hollande, commence et déjà les syndicats représentatifs de salariés ne cachent pas leurs doutes au regard des contreparties en terme d'emploi qui en résultera pour les salariés.

La réforme qui se profile semblant promettre bien plus d'avantages pour les entreprises (économie réalisée grâce à une possible suppression des cotisations familiales patronales) que pour les salariés (accroissement du nombre de recrutements et baisse du chômage).

L'agitation démarre du côté d'une union locale de la CGT qui a organisé, par le  biais d'une cinquantaine de ses militants venus de toutes branches confondues une distribution de près de 6.000 tracts informant d'une mobilisation prévue le 6 février 2014 contre le déséquilibre des efforts fournis. Sur les tracts distribués, les chiffres mis en évidence inspirés de ceux fournis par la Cour des comptes, étaient d'une clarté sans équivalant : "200 milliards de cadeaux faits aux entreprises et leurs actionnaires" contre une augmentation du SMIC limitée à 15 euros.

Pour l'un des représentant de l'union locale CGT, il ne faut pas se tromper de problème : la situation de l'emploi n'est pas catastrophique à cause du coût du travail mais à cause d'une ouverture excessive du marché du travail. L'organisation syndicale fonde ses espoirs sur des leviers qui recèlent un potentiel de changement positif comme la revalorisation du SMIC, la fin du gel de l'indice pour les fonctionnaires et l'ouverture de négociations salariales dans les branches professionnelles.

"Info-plus" La distribution des tracts syndicaux

Le tract correspond au support exprimant une critique, un avis ou même une invitation d'un syndicat. Ces tracts peuvent être remis sous une enveloppe (Cass. Soc. 31 mars 1998, n°96-41876).

Les publications et tracts syndicaux peuvent être librement distribués aux salariés de l'entreprise dans l'enceinte de celle-ci aux heures d'entrée et de sortie du travail (article L2142-4 du Code du travail).

Il est possible d'élargir la liberté en matière de diffusion de tracts syndicaux par la conclusion d'un accord collectif. A la différence des affichages, la communication simultanée des tracts à l'employeur n'est pas imposée.