Illustration humoristique des questions que l'on peut se poser concernant l'application de l'article L 1132-1 du Code du travail. Celui ci dispose « Aucune personne ne peut être écartée d’une procédure de recrutement ou de l’accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte (…) en raison (…) de son origine, de son sexe, de ses moeurs, de son orientation sexuelle, de son âge, de sa situation de famille...(...) de ses opinions politiques...des ses convictions religieuses...(...) ».

L'annonce authentique publiée par Pôle Emploi concernait l'embauche d'une animatrice de tchat de sexe. L'annonce était en règle et on ne sait donc pas si le recrutement visait un homme ou une femme.

Les précisions utiles et obligatoires figuraient bien : Société multimédia recherche un/une animateur/trice webcam et audio. Vous assurez l'animation de tchats pour adultes (messagerie rose) audio/visio la nuit et le week-end.

Contrat à durée indéterminée ; Débutant accepté; Salaire mensuel de 1 340,64 à 1 700 euros primes ; Durée hebdomadaire de travail : 20h00 hebdo travail de nuit.

Après tout, pour ce type d'emploi, il faut bien examiner des candidatures. Et c'est vrai qu'il faut être sûr que la personne accepte le travail de nuit...

Et c'est vrai que précisément, il y a certains critères qui seront déterminants pour ce type de recrutement. Trop jeune, trop black...etc. Nous ne sommes donc plus dans des critères professionnels strictement objectifs. Mais en même temps, pour recruter un mannequin, une hôtesse d'accueil, un jeune homme ou une jeune femme qui se trémousse en dansant à l'entrée du magasin Abercrombie & Fitch, c'est bien pareil...