Le monde change de plus en plus vite et les entreprises doivent suivre le rythme pour ne pas péricliter.

Des sommes astronomiques sont ainsi consacrées chaque année par les entreprises aux recherches visant à développer les produits qu'elles proposent à la vente. En 2012, les 1.000 entreprises les plus impliquées dans l'innovation dans le monde capitalisaient un montant record de 463 milliards d'euros investis, ce qui représente une hausse de 5,8 % par rapport au chiffre réalisé l'année précédente.

L'augmentation des dépenses en recherche et développement se répartit inégalement en fonction des zones géographiques à l'échelle mondiale. Les entreprises des pays du Sud marquées par un fort dynamisme trônent loin devant en tête de classement avec une hausse enregistrée de 17,5% contre 8,6% pour les firmes américaines, 4,5% en Europe. Sur une tendance inverse, les entreprises japonaises présentent quant à elle une évolution à la baisse de 3,6 %.

La Chine reste dans le domaine de la recherche et du développement l'étoile la plus brillante du firmament, et affiche une croissance de 35,8 %.

Un produit à la pointe de la technologie et de l'innovation a plus de chance de séduire le consommateur et de remporter un maximum de suffrages.

Plus qu'hier les entreprises sont aujourd'hui confrontées à un univers concurrentiel toujours plus marqué. Les grandes entreprises installées dans les domaines de l'automobile, de la pharmacie et de l'électronique ont véritablement pris conscience de cette réalité économique : la création est devenue, à n'en pas douter, un préalable à la prospérité. Les géants présents dans ces domaines occupent les premières places du classement avec 65% du total des dépenses de recherches et développements.

La situation des entreprises françaises reste plutôt préoccupante puisque si la part de son produit intérieur brut (PIB) consacré à la recherche et au développement est plus élevée que la moyenne mondiale, ces investissements "ne semblent pas porter leurs fruits en termes économiques" explique le cabinet Booz & Company.

"Info-plus" Les investissements : objet d'une obligation d'information à la charge de l'employeur

Chaque année l'employeur doit communiquer au comité d'entreprise des informations relatives à la situation financière et économique de l'entreprise. A ce titre, dans les entreprises de moins de 300 salariés, l'employeur transmet au comité d'entreprise un rapport annuel comportant des informations relatives aux investissements effectués (article R2323-9 du Code du travail).

Une information de même nature doit être présentée pour information par l'employeur aux instances représentatives du personnel dans les entreprises de 300 salariés et plus (article R2323-11 du Code du travail).

Depuis la loi de sécurisation de l'emploi du 14 juin 2013, l'employeur doit aussi consulter le comité d'entreprise sur les orientations stratégiques de l'entreprise et leurs impacts notamment sur l'emploi (article L2323-7-1 du Code du travail).