En 2011, sur 22, 3 millions de salariés des secteurs privés et public, 3, 6 millions (soit près d’1 salarié sur 6) occupent un emploi à bas salaire, soit un emploi dont le salaire mensuel net est inférieur ou égal aux deux tiers du salaire mensuel  net médian. L’emploi à très bas salaire est l’emploi dont le salaire mensuel net est au plus  égal à la moitié du salaire net médian.

Ce salaire net médian était de 1 156 euros en 1995 et est aujourd’hui de 1 583 euros.

Selon une étude de la DARES, la proportion des salariés à bas salaires a légèrement augmenté alors que s’amorçait le ralentissement de l’activité économique. A 18 % dans les années 90, il était descendu à 15 % en 2006 et 2007, cette proportion est passée à 15, 7 % entre 2008 et 2010 et atteint 16 % en 2011.

Le seuil des bas salaires est quasiment au même niveau que le SMIC. Ainsi, en 2011, ce seuil était de 1 055 euros nets mensuels alors que le SMIC net moyen était à 1 074 euros.

Sur la période de 1995-2011 plus de trois-quarts de ces emplois à bas et très bas salaires sont à temps partiel et près de la moitié conclus en contrat en contrat à durée déterminée, en intérim, en stage, en contrats aidés ou travaillent chez un particulier.

Les ouvriers non qualifiés sont majoritaires dans ces emplois à bas salaires, ainsi que les salariés exerçant un emploi de service direct aux particuliers ou dans le commerce. Ainsi, en 2011, 90% des salariés à bas salaires travaillent dans le secteur tertiaire et près de 12% uniquement dans le commerce.

Les femmes représentent 75 %  des salariés à bas salaire. Les jeunes sont également plus touchés par ces bas salaires que les salariés plus anciens.

Cependant, le risque  de percevoir un bas ou très bas salaires se modifie. Ainsi le nombre de femmes percevant un bas ou très bas salaire s’est largement réduit par rapport aux hommes entre le milieu des années 1990 et 2011.  

Source : DARES, analyses « Les bas salaires en France entre 1995 et 2011