Pierre Moscovici, Ministre de l’économie, a répondu par la négative à la demande de l’Association Française des Entreprises Privées (AFEP), qui exigeait une baisse du coût du travail de 30 milliards d’euros. En effet, une telle mesure aurait des conséquences catastrophiques sur le pouvoir d’achat des français.

Il rappelle qu’un effort a déjà été ait pour baisser les déficits publics et les ramener de 5% du PIB à 3% du PIB.  Le ministre considère que baisser d’autant le coût du travail reviendrait à remettre en cause la baisse des déficits qui vient d’être mise en œuvre.

Il est exclu de compenser la perte de ces 30 milliards d’euros par une hausse de la TVA ou de la CSG. Le pacte de compétitivité rédigé par l’AFEP demandait une économie de 60 milliards d’euros sur les cinq prochaines années. Pour cela, il fallait une baisse de 30 milliards d’euros des cotisations sociales qui s’accompagnent d’une augmentation de la TVA ainsi que la baisse des dépenses publiques.

Pierre Moscovici a précisé qu’en premier, il n’y aurait pas d’action sur le coût du travail. Par la suite, une action sera menée, sans augmentation de CSG ou de TVA, car elle ne doit pas détériorer le pouvoir d’achat des français.

« Info-plus » : Le coût du travail

Le coût du travail est une notion proche de la rémunération des salariés. Ainsi, elle comprend toutes les rémunérations en espèces et en nature, que les employeurs versent à leurs salariés en paiement du travail accompli. Ces rémunérations comprennent également les cotisations sociales salariales et patronales.

Le coût du travail inclut aussi :

  • Le coût du recrutement
  • Le coût de la formation professionnelle
  • Certains biens et services destinés au personnel qui ne font pas partie de la rémunération des salariés
  • Ainsi que les impôts basés sur l’emploi ou sur les bordereaux de salaires.

Pensez-vous que l’Etat à raison de ne pas vouloir abaisser le coût du travail de 30 milliards d’euros ?


Par Juritravail

Source : Le Monde, 29 octobre 2012