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Brève Salaire de base & variable : comment calculer sa rémunération ?

La TVA sociale et un contrat de travail unique doperaient le secteur des services

Par - Modifié le 14-02-2012

Gilles Pélisson, président du Groupement des professions de service (GPS), regrette que la campagne présidentielle se préoccupe surtout de l’industrie alors que 80 % des emplois crées le sont dans le secteur des services.

L’objectif du GPS est triple : «Porter l'esprit des services, développer l'emploi et favoriser les partenariats entre les entreprises, l'État et les collectivités locales». Pour cela, dix propositions ont été faites.

Le GPS préconise par exemple de pousser plus loin le concept de TVA sociale en associant à la baisse des charges patronales une réduction des charges salariales qui augmenterait le salaire net. Ces cotisations seraient transférées vers d’autres impôts.

Une autre mesure serait de créer un nouveau contrat de travail unique, à durée indéterminée et à objet défini, qui remplaceraient CDI et CDD. Ce contrat pourrait contenir un parcours de validation des compétences qui validerait sa poursuite. Il pourrait aussi être adapté par des accords collectifs pour tout ce qui touche aux temps et conditions de travail ou à la formation professionnelle.

Etes-vous favorable à la mise en place d’un contrat de travail unique ?

Source : Le Monde, le 8 février 2012 

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Vos Réactions

  • accedit - Membre Le 15-02-2012 à 14:34

    Hello,

    L’idée d’un contrat unique n’a d'intérêt que pour les employeurs.

    La difficulté n'est pas tant le type de contrat qui les lie à leurs salariés, tant il est notoire que le CDI est bien plus souple que le CDD et n'engage l'employeur qu’au titre des indemnités de préavis et de congés acquis par le salarié, si ce dernier a moins d’un an d’ancienneté.

    L’employeur bénéficie donc déjà d’un avantage d’une année pour planifier son activité.

    De plus, le montant progressif des indemnités légales de licenciement étant tellement faible, l’employeur ne prend pas grand risque en licenciant un salarié : soit 1/5 de mois/an et 2/15 pour les plus de 10ans d’ancienneté.

    Bref, pour l’employeur ceux sont les anciens salariés qui coûtent chers, la difficulté tient donc, dans l’adéquation qu’il y a entre le chiffre d’affaires de l’entreprise et son coût de production.

    On le voit un contrat unique ne changerait rien à la situation.

     

    Maintenant, il ne faut pas se cacher que les employeurs veulent toujours plus et partant rêvent de pouvoir user de main d’œuvre bon marché…le fantasme chinois plane donc en France.

    Cependant, il ne faut pas confondre qualité et quantité… la qualification a un coût, il est déraisonnable de vouloir sous-payer des salariés qualifiés.

    Le vrai nerf de la guerre est donc le taux horaire et non le type de contrat de travail.

    Pourtant les salariés ne revendiquent rien d’illégitime…Ils demandent juste de la décence et du respect à leur égard. Ce qui importe pour eux, ce n’est pas tant le contrat de travail qu’ils concluent, mais les conditions de travail dans lesquelles ils l’exécutent.

    Il est donc aisé de constater que la formation pour tous les chômeurs telle que annoncée ces derniers jours par le Président Sarkozy ne résoudra pas le problème des emplois en France. Comme il vient d’être dit précédemment, les employeurs ne veulent pas des salariés qualifiés, ils veulent des employés sous-payés. 
    la suite..... 

  • accedit - Membre Le 15-02-2012 à 14:37

    désolé pour la répétition.... 

     « Petit aparté sur le sujet : Le gouvernement envisage le référendum pour réformer le régime des demandeurs d’emploi, (pourquoi poser une telle question au peuple français, si ce n’est pour le diviser davantage ? Le Président [gaulliste] en tirera-t-il les conséquences, si les français disent non ?) sans dire qu’elle formation et quel niveau de formation sera proposé aux demandeurs d’emploi, quel rapport entre cette formation et la formation initiale du demandeur.

    C'est-à-dire que la tendance sera de former des personnes vers les professions demandeuses : soit les professions accessibles sans diplôme, parce que c’est là que se trouve la concurrence de la main d’œuvre. (et qui fait la demande ? les mêmes employeurs qui recherchent de la main d’œuvre bon marché. De là à dire que ce sont les grands-patrons amis du Président qui lui ont soufflé le mot, il n’y a qu’un pas, celui de la preuve).

    En somme, un juriste ne coûte pas cher, parce qu’il est irremplaçable à moindre coût, alors qu’un technicien de surface (c’est comme ça qu’on dit) est en concurrence directe avec les chinois immigrés, ici plus la précarité du postulant est grande plus l’employeur pourra en faire profit… non sur le salaire légal, le Smic existe encore… mais sur les conditions de travail. Ainsi, un salarié peut percevoir le SMIC et travailler comme deux SMIC… c’est donc tout bénéfice pour l’employeur.

    Dès lors, il est aisé de constater que le coût du travail ne porte que sur une partie des travailleurs…c'est-à-dire sur les non spécialisés.

    Dès lors, si Sarkozy forment tous les chômeurs à une formation (générale) qualifiante, il ne résoudra pas le problème de l’emploi… les salariés seront plus chers et ne répondront pas aux vrais demandes des employeurs, c'est-à-dire des salariés low-cost.

    Donc, cette mesure n’est pas source d’économie au sens du marché……Sauf, sauf à former les chômeurs vers des professions spécifiques bas-coût… c'est-à-dire des qualifications spécifiques non générales… par exemple : auxiliaire de vie, aide à la personne… bref, des professions de services.

    Ou, à ne viser que les statistiques du chômage. Cette possibilité est tout à fait envisageable, parce que la mesure annoncée vise l’obligation pour le demandeur d’emploi formé (à quoi, on l’ignore) de refuser le 1erposte proposé (c’est du modèle allemand). Dès lors, qu’elle sera la formation d’une personne Bac+2 ? Aide à la personne ? Quel sera le 1erposte proposé ?  Auxiliaire de vie ? Résultat : des auxiliaires de vie Bac+2 au SMIC.

    Pour le juriste BAC+6, quel sera la formation proposée ? Assistant de gestion commerciale ? Quel sera le 1erposte proposé ? Commercial itinérant ?

    Résultat : des commerciaux itinérants Bac+6.

    Ou alors…. des Bac+2 et des Bac+6 radiés des listes de demandeurs d’emploi… et cela même s’ils ont cotisés pendant 20 ans. Voilà de l’équité façon Nicolaï Tsar de Paris.

    Je referme ce petit aparté ».

    la suite......
     

  • accedit - Membre Le 15-02-2012 à 14:38

    la dernière partie....

    Vouloir modifier le rapport du coût du travail, en répercutant une partie des charges patronales sur le pouvoir d’achat des consommateurs (TVA) est bien évidemment une hérésie sortie tout droit des enfers…Il est notoire qu’il ne faut intervenir surla TVA qu’en second plan, après que les salaires soient décents et permettent la consommation, ce qui n’est plus le cas en France.

    Ici, la difficulté provient du fait que les décideurs sont riches et n’ont pas idée de ce que représente 30 cts sur un produit de consommation.

    L’idée repose en fait sur le temps… les décideurs se sont fait au principe que le temps lissera les effets d’une augmentation dela TVAde sorte que les consommateurs ne percevront plus ses effets et donc se remettront à consommer les produits qu’ils auront boudés en raison de sa hausse.

    Parce que disons-nous le, il est illusoire de penser que les employeurs répercuteront la baisse de leurs charges sociales sur les prix de leurs produits.

    Résultat, les employeurs paieront moins de charges sociales et les consommateurs paieront plus de TVA. C’est donc une mesure doublement injuste.

    D’abord parce qu’elle aura un bénéfice unilatéral pour les employeurs. Or, une mesure ne peut porter sur un seul pan pour fonctionner. Ensuite, parce qu’elle frappera de la même manière les consommateurs, c'est-à-dire les pauvres et les riches. Alors même que le paradoxe sociétal impose aux pauvres de consommer plus (en quantité) que les riches. 

     

    La solution, semble donc davantage venir de la raison.

    Il faudrait (je parle d’un idéal) que les employeurs renoncent à leur progression à 2 chiffres, en somme qu’ils renoncent à leur Audi A3 et qu’ils se concentrent davantage sur la solidification de leurs entreprises sur leur marché pertinent,  plutôt que de viser la surexposition concurrentielle de celles-ci sur des marchés aujourd’hui occupés par une main d’œuvre hors concurrence.

    En terme simple… se borner à la qualité plus qu’à la quantité et à des marges raisonnables visant une progression à 1 chiffre… c'est-à-dire sur du long-terme. Or, les entrepreneurs d’aujourd’hui laissent penser qu’ils ne visionnent qu’à court-terme, ce qui produit de la surconsommation dans toutes les strates des marchés. C'est-à-dire les employeurs font n’importe quoi et les consommateurs aussi.  

    @+

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