Sur le coût du travail, l’UMP a rappelé diverses de ses propositions.

Le système zéro charge pour l’embauche d’un sénior

Il s’agit d’une exonération qui s’appliquerait dans toutes les entreprises, pour les salariés de plus de 55 ans, embauchés en CDI ou en CDD de plus de six mois, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. Cette mesure a pour avantage de permettre les embauches durables. Mais son coût, de 400 millions d’euros, apparait comme un inconvénient.

Pour les indépendants, il n’y aurait pas de chiffre d’affaires ni de charges

Les cotisations minimales des artisans et commerçants seraient remplacées par des prélèvements indexés sur leurs revenus, comme pour les auto entrepreneurs.

Doper l’alternance

L’UMP espère une augmentation de 250 000 alternants de plus et ce par l’augmentation du quota de jeunes en formation imposé aux entreprises et par la réforme du lycée professionnel. S’agissant de cette dernière, l’année du bac pro se ferait en alternance.

La TVA sociale pour baisser le coût du travail

En février, une hausse de la TVA a été votée. Elle permettrait d’abaisser de 13 milliards les charges patronales sur le travail, avec un effet maximal entre 1,6 et 2 SMIC. Cette mesure aurait des effets positifs sur l’emploi mais qui seraient limités à court terme et qui déclineraient à long terme. Cette réforme doit entrer en vigueur le 1er octobre prochain.

Des accords compétitivité emploi dans les entreprises.

Ces accords compétitivité emploi permettraient d’accroître la résistance des entreprises aux chocs conjoncturels par un ajustement temporaire du temps de travail ou du salaire en période de crise, sur la base d’une négociation. L’UMP veut que ces accords offensifs soient négociés.

Droits et obligations accrus pour les chômeurs

Il faut accroître considérablement la proportion de chômeurs en formation. Au final, ils auront l’obligation d’accepter un emploi correspondant à la qualification acquise.

Et vous, que pensez-vous de ces propositions sur le coût du travail par l’UMP ?

Par Juritravail

Source : Les Echos, le 26 avril 2012