En 2012, le gel des salaires a atteint un niveau deux fois supérieurs aux anticipations des entreprises. Ainsi, 5% des entreprises ont choisi de ne pas augmenter les salaires de leur cadre supérieurs, ce qui est nettement plus important que ce qui était attendu, 8% ont gelé les salaires des cadres dirigeants et 6% pour les ouvriers.

Entre septembre 2011 et mars 2012, le taux d’augmentation médian s’élevait à 2.6% alors qu’une estimation à 3% avait été annoncée.

Pour 2013, les entreprises se révèlent moins optimistes, puisque les anticipations de gel des salaires seront globalement les mêmes. Elles prévoient ainsi un taux d’augmentation médian du salaire à 2.5%.

Concernant les réductions d’effectif, il devrait y avoir un mieux, le nombre d’entreprise les prévoyant serait de 7% contre 13% en 2012. Pour autant, celles prévoyant d’embaucher ne sont que 22% contre 30% en 2012.

Le responsable de l’enquête, Bruno Rocquemont, observe la quasi-disparition des augmentations des cadres. L’accent est mis sur les augmentations individuelles permettant de rétribuer les talents et la performance.

« Info-plus » : La rémunération

La rémunération est la contrepartie du travail accompli par le salarié. En général, le salarié va percevoir un salaire de base qui sera calculé en fonction de sa durée du travail. A ce salaire de base, peuvent s’ajouter différents éléments :

  • Liés à l’exercice des fonctions, comme une prime d’expatriation
  • une prime d’ancienneté
  • une prime de résultat.

Certains avantages en nature peuvent être fournies par l’employeur et accordés gratuitement. Il peut s’agir d’un véhicule de fonction, d’un logement, de nourriture…

Tous ces éléments constituent des accessoires au salaire de base.

Pensez-vous que le gel des salaires sera moins important en 2013 ?

Par Juritravail

Source : Les Echos, 1er octobre 2012