Accueil » Droit des Employeurs - Droit Social » Droit Social » Embaucher un Salarié » Forum

Forum Droit des Employeurs - Droit Social

Forum Embaucher un Salarié

Vous avez une question ? Posez-la sur notre forum juridique


Je suis académiquement exploiter que faire ?

Visiteur

dje27 Le 22-08-2008 à 13:25

Bonjour,

Je travail au sein d'une SEII (>6ans), mon employeur me positionne régulièrement sur des missions de superviseur, incident manager, service manager... (helpdesk), c'est a dire sur des missions d'encadrement et de management d'équipe de service informatique. Je possède un diplôme de pharmacie (obtenu en Algérie), j'ai du effectuer une reconversion professionnelle en informatique à mon arrivée (ou ou y'a quelqu'un) en France car les médecins, pharmaciens, etc étranger (hors CEE) n'ont pas le droits d'exercer leurs professions, il faut pour cela repasser les dernières années + concours + les spécialisations, ..., durant cette reconversion je me suis retrouvé "rmiste" en parallèle j'ai réaliser de nouveau 2 années de pharma, situation pas très joyeuse enchanteresse, mais bon n'approfondissons pas davantage ce sujet qui constitue un autre gros débat souvent ignoré de certain et occulté par d'ordre mais pas oublié par les protagonistes. Le ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche m'a tout de même octroyé une attestation de niveau doctorat en pharmacie.

Le contexte ainsi posé voici le problème et mes questions :

(i) A mon arrivée ne connaissant pas très bien le code du travail français mon employeur m'a fait signé un contrat de technicien supérieur (bac +2), tout en connaissant mon niveau (>BAC+6) mais l'argument a l'époque était "ce n'est pas le même domaine tu comprends mais on est content quand même car ton profil nous intéresse beaucoup" ? (Ah bon, alors vive la crédulité tous le monde et beau et gentil, faut bien y croire un peu n'est ce pas ?). Maintenant avec le recul, je comprend mieux l'arnaque, mais à l'époque il fallait bien mangé ! Un employeur a-t-il le droit (morale mais que vient t-elle faire là celle-la et juridique) de faire signé un contrat inférieur au niveau académique d'une personne ?

(ii) Malheureusement c'est fait c'est signé, alors quel recours existe t-il pour que l'employeur re-qualifie correctement et justement le niveau d'un "collaborateur" (oh quel jolie mot on a envie d'y croire et pourtant), c'est a dire renégocié sont contrat ? Peut-il refuser, ou plutôt botter en touche comme le veut la coutume (oui tu comprends la conjoncture actuelle... c'est pas évident, tu comprend... mais ne t'inquiète pas on va s'en occuper... ) ?

(iii) La dernière solution est-elle : ébé, c'est pas de bol ton employeur t'a bien eu le petit malin (tiens un peu de vaseline sa passera mieux), il en a le droit et toi tu as le droit de continuer a être exploité ou de chercher un autre job dans un monde meilleur ?

Merci d'avance pour vos éclairements judicieux et espère pertinents,

Cordialement,

J.L

Répondre au sujet

Attention : Les réponses apportées ci-dessous peuvent être juridiquement erronées.
Nous vous invitons pour toute question pouvant avoir des répercutions à consulter un Avocat.

Répondre Répondre

  • Membre

    dje27 Le 22-08-2008 à 14:19

      < 10 messages


    C'est la convention collective Syntec.

    D'une part, en toute rigueur et logique si je suis ce qui est fixé dans cette convention + annexes, ma situation est pour moi "hors la loi". Elle prévoie comme la plupart des conventions d'être rémunéré en fonction de ces compétences et de son niveau d'études (peut importe le domaine dans lequel a été obtenu le ou les diplômes, rien n'est précisé, détaillé ou stipuler à ce sujet) et non au libre arbitre d'un DRH.

    D'autre part, je me permet d'utiliser ironiquement l'expression servie par nos médias de "situation irrégulière" que je trouve relativement bien adaptée à la situation et qui peut trouver un autre sens. Ce sentiment d'injustice est partagée par plusieurs de mes RTA (responsable technique d'agence). Certains baisse le tête, d'autres rougissent, n'en sont pas très fier, reconnaisse qu'il s'agit d'une situation tout a fait anormale. Promesses toujours des promesses (parole et parole comme disait Dalida). Un dossier de carrière suit, liste, archive... le parcours de chaque collaborateurs, la direction en a conscience mais bon c'est tout bon pour eux, il suffit de laisser trainer (technique de l'usure) et si tu râles alors c'est les missions placards afin de pousser les gens à craquer, à la fautes et/ou simplement partir mais sans indemnités ni pots de départ "off course".

    Pour peu, j'occupe actuellement un poste de "service et incident manager", j'occupe effectivement ces deux fonctions préalablement occupées par deux cadres de la société (dit "maison" et oui y'en a pour qui c'est plus facile même sans diplômes, bien que je trouve les procédures de VAE/VAP tout a fait justifiées et utiles pour récompenser "les gentils bosseurs"wink. La encore jackpot pour eux, une personne (payé en tant que technicien) qui occupe et remplie les fonctions de 2 cadres à moindres coût ! Là encore bravo tros fort la compagnie !

    Mais sa va, normalement mon dossier va être pour le nième fois analyser pour être peut-être requalifié. Aller j'y crois ou pas ?

    JL


    PS : Questions subsidiaires : les DRH ont-il le droits de s'appuyer sur des listes non officielles de classement des écoles (voir créer par le soins puisqu'il n'existe aucun classement officielle à l'heure actuelle) ? En générales cette liste sort de dessous le coude lors de la négociation de salaire. Très fort il arrive même à comparer sans frustration aucune une école d'ingénieur de commerce X (dit fabrique de requins ou jeunes dynamiques à dents longues) avec un Ingé en électronique et même a adhérer à leur propos trop fort ?? Oui mais vous comprenez ... ? nan
    0
    + -

Répondre au sujet

Pour commenter cet article, veuillez vous connecter ou compléter le formulaire ci-dessous :





Je souhaite être prévenu(e) des nouvelles contributions publiées sur ce sujet


Voir les conditions générales d'utilisation

Ces informations, nécessaires au traitement de votre demande, sont destinées au Juritravail et à la société WENGO SAS. Conformément à la loi relative aux fichiers, à l'informatique et aux libertés, vous bénéficiez d'un droit d'opposition, d'accès et de rectification des informations par mail à info@juritravail.com

La rédaction vous recommande

A voir également

Vous avez des questions sur le sujet Embaucher un Salarié ?

Posez-la à un expert Juritravail et obtenez une réponse sous 48h

Vous êtes...

  •  
  •  
  •  
  •  

Retour en haut de la page