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2 mois sans visite de reprise après arrêt maladie de plus de 30 jours

Visiteur

Dadidou42 2019-11-08 19:25:48

Bonjour,

J'ai été en arrêt maladie au départ pour un épuisement physique et morale assez prononcé pendant un peu plus d'un mois, par la suite j'ai sollicité mon employeur une visite de reprise à la médecine de travail puisqu'elle est obligatoire dans mon cas.
Cependant, il a fortement tardé à en obtenir une, puisque j'ai dû attendre 2 mois avant de finalement l'obtenir... Fort heureusement ou presque, il avait dû le prévoir puisqu'il m'a directement mis en absence justifiée et payée.

Ma question concerne donc ce sujet là, quelles sont les actions que je puis entreprendre sachant que mon employeur a l'air de vouloir se débarasser de moi ?
Merci à vous pour vos réponses.


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  • Moderateur

    Zen Maritime Le 08-11-2019 à 21:58

      + 1000 messages


    Bonjour,

    L'employeur doit faire en sorte d'organiser la visite de reprise obligatoire sous 8 jours à compter du lendemain de la fin de l'arrêt. Mais il n'est pas en tort s'il peut prouver qu'il a pris contact avec le service de santé au travail et que le retard est imputable à l'agenda-planning surchargé du médecin du travail. Sauf que deux mois, non.

    Dans l'entretemps où la visite n'a pas encore eu lieu, l'employeur ne pouvant juger par lui-même de l'aptitude / inaptitude d'un salarié à reprendre son poste, le contrat de travail reste suspendu, cela implique que l'employeur ne peut exiger la reprise du travail.

    Si jamais le salarié était amené à reprendre le travail sans avoir eu le feu vert du médecin du travail, l'employeur prend un grand risque au cas où l'état de santé de son salarié en pâtirait.

    Quant à votre question au sujet de cet employeur qui "a l'air de vouloir se débarasser de moi ?" je ne comprends pas bien.

    cordialement
    zen maritime 
    Visiteur

    Dadidou42 Le 08-11-2019 à 22:42

    Merci pour la réponse.

    Alors pour que l'on soit plus précis, j'ai terminé mon arrêt d'un mois le 26 juillet, date à laquelle je me suis tenu à disposition à mon employeur pour reprendre le travail et donc la visite de reprise.
    J'ai donc patienté, patienté, et j'ai finalement eu mon rendez vous le 26 septembre, soit 2 mois. Je suis actuellement de nouveau en arrêt.

    Ce délai parait déjà exceptionnel, et selon mon employeur était dû aux vacances estivales alors qu'à la médecine du travail ils ont eu l'air choqués de l'apprendre durant mon entretien, en regardant les dates de conversation, ils ont eu une notification de demande le 09 septembre, j'avais été averti le 10 ou 11 septembre pour la date du 26 septembre.

    Mon employeur n'hésite pas à me faire tous les reproches possibles à travers des rappels de consignes ou des lettres à vocation displinatoire. D'où mon impression qu'il cherche à se débarasser de moi.

    De mon coté, je ne désire plus travailler avec lui et souhaite terminer cette relation de travail cependant financierement je ne peux pas faire une simple démission, surtout que je souhaiterai me réorienter par pole emploi. Ca risque de ne pas paraitre surprenant.

    C'est pourquoi j'essaie de m'informer sur les actions que je peux entreprendre, c'est à dire si une prise d'acte peut paraitre envisageable ou si elle parait risquée, ou est ce que des indemnités sont possibles, sachant que l'absence de visite de reprise cause nécessairement un tort au salarié (j'ai été privé de cette visite pendant 2 mois...).
    Moderateur

    Zen Maritime Le 08-11-2019 à 23:12

    Cela va être un peu compliqué,

    déjà on peut considérer de base que s'il y a eu manquement de l'employeur (manquement à une obligation de sécurité / pas de visite de reprise sous 8 jours), un manquement sans conséquences ne saurait à mon avis mener à obtenir la résilation de votre contrat.

    A moins que vous ne puissiez établir un lien entre une reprise de travail non sécurisée (visite de reprise très tardive) et une dégradation de votre état de santé, entraînant que vous soyez à nouveau en arrêt. Auquel cas le manquement de l'employeur n'aurait pas été sans conséquences.

    Maintenant, dans la chronologie, il faut revoir ce que l'employeur pourrait argumenter :

    - à la fin de votre arrêt le vendredi 26 juillet, qu'en était-il ensuite de vos congés d'été et d'une éventuelle fermeture de l'entreprise au mois d'août ?

    - quand vous avez sollicité votre employeur pour la visite de reprise, à quelle date était-ce et avez-vous une trace écrite de votre démarche ?

    - à date du lundi 9 septembre le service de santé au travail a une trace de la demande de rendez-vous par votre employeur, mais si la convocation n'a lieu que le 26 septembre je suppose que ce retard-là est vraisemblablement le fait d'une surcharge du médecin du travail (congé en août ? saturation de rendez-vous de rentrée ?)

    - entre le 26 juillet et le 26 septembre, avez-vous été amené à retravailler, quand et combien de temps, et était-ce sur demande exprès de l'employeur alors même que la visite de reprise n'avait pu encore avoir lieu ?

    cordialement
    zen maritime 

     
    Visiteur

    Dadidou42 Le 08-11-2019 à 23:38

    Concernant la chronologie, l'entreprise ne ferme pas au mois d'été étant un supermarché, et je n'avais pas de congés prévus non plus sur la période.

    J'ai toutes les traces de ma demande par mail, et des relances vis à vis de mon employeur.

    Le médecin du travail que j'ai eu, s'est renseigné et m'a juste dit avoir une trace de demande effectué le 09 septembre, je n'ai pas plus de détail concernant le contenu du message étant confidentiel. Cependant elle s'est montrée extrêmement étonnée puisqu'elle s'est organisé avec un autre médecin afin de ne pas avoir d'interruptions dans les rdv et que les visites de reprises constituaient les priorités.

    Je n'ai pas retravaillé sur la période du 26/07 au 26/09, j'étais initialement en arrêt pour syndrome d'épuisement (grossièrement burn out), je pensais pouvoir reprendre après cette courte "pause", mais ce ne fut pas le cas, d'où un nouvel arrêt.
    Pour être clair et précis, je n'ai jamais remis les pieds à mon emploi dans le cadre du travail hormis pour un entretien pour sanction disciplinaire pour des absences injustifiées selon eux alors que selon mon contrat je peux organiser mon emploi du temps comme je le souhaite, étant eu forfait jour mais il s'agit d'un autre sujet.

    Si je comprends bien, il semble que mon employeur ne risque rien malgré une organisation tardive de ma visite de reprise ?

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