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RQTH, pathlogie et demande de rétrogradation cadre à non cadre

Visiteur

Loun15 Le 24-07-2020 à 19:41

Bonjour à tous, 

J'ai deux problèmes de santé pour lesquels je suis des traitements (et j'ai été en arret 6 mois il y a deux ans) qui nuisent énormément à mes capacités intellectuelles (concentration, puissance de raisonnement, ), or je suis à un poste d'ingénieur très technique et assez poussé.

Je n'ai ces problèmes que depuis deux ans (dans mon entreprise depuis 7 ans) et durant ces deux dernières années je me suis fait beaucoup aider par mes collègues donc j'ai réussi à produire des choses sans que mes soucis se voient trop mais voilà ils sont partis et désormais ça devient ingérable seul. Mes notes d'évaluation ont baissé également, je redoute qu'à la prochaine (début 2021), je sois classé comme insuffisant.

J'ai une RQTH que je n'ai pas donné à mon employeur car j'avais peur que ça se joue contre moi et surtout je ne vois pas d'amménagement possible à mon poste (si j'étais handicapé moteur ça serait plus clair).

Le seul amménagement possible pour moi serait que je sois rétrogradé à un poste plus simple intellectuellement bac +2 non cadre en acceptant une diminution de salaire (je préfère ça au chomage) mais outre le fait que ça soit bizarrement accueilli comme demande, est ce possible légalement ? J'ai lu à plusieurs reprises que c'était pas si simple.

Ma RQTH, en discutant avec le médecin du travail, pourrait elle permettre cette réorientation ? Ou bien c'est direction licenciement pour inaptitude... Est que c'est au cas par cas dans chaque entreprise en fonction de sa politique ?

Je n'ai pas donné trop de détails sur mon entreprise ou sur mes pathologies volontairement mais s'il faut préciser des points, je le ferai.

Si je dois être réorienté vers un autre forum, signalez le moi.

Merci.

Cordialement.


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  • Moderateur

    Zen Maritime Le 24-07-2020 à 20:17

      + 1000 messages


    Bonjour,

    Je peux vous répondre à propos de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), l'intérêt d'en informer votre employeur dans une situation comme la vôtre est qu'il devra déployer davantage d'efforts pour vous maintenir du mieux possible dans l'emploi, en activant si cela peut aider des organismes comme les SAMETH (regroupés avec CAP EMPLOI), des aides de l'AGEFiPH.

    Il ne s'agit pas comme vous semblez le penser de uniquement permettre des aménagements de poste à un handicap moteur (que vous n'avez pas) mais tout autant de mobiliser les ressources d'un accompagnement vers une redéfinition / réorientation professionnelle (bilan des compétences, formations envisageables pour l'adéquation à un nouveau poste...)

    Bien sûr tout dépend de l'entreprise. Dans certaines on va faire le maximum, dans d'autres comme vous l'évoquez on va s'empresser d'envisager avec le service de santé au travail la mise en inaptitude pour en arriver au licenciement.

    Quant à votre "rétrogradation" comme vous l'appelez, le terme n'est pas approprié car ce serait alors une sanction pour faute. Dans votre cas il s'agirait plutôt d'un nouvel accord contractuel sur la base d'un moindre salaire, mais je ne suis pas sûr que ce soit à vous d'avancer une telle proposition.

    J'ai bien compris que vous anticipiez le moment où vous seriez évalué "insuffisant" et que vous recherchez les options qui éviteraient que vous ne soyez licencié. Mais ne vous dévaluez pas, car l'autre façon de voir est de considérer, relativement au handicap de vos troubles cognitifs, que vous ne déméritez pas. Le problème c'est que l'employeur ou votre évaluateur ne peut pas en juger puisque vous avez tout fait pour masquer la réalité difficile de votre situation.

    cordialement
    zen maritime 
    Visiteur

    Loun15 Le 24-07-2020 à 21:32

    Bonsoir,

    Merci pour votre réponse rapide.

    Oui pour cette RQTH je savais vraiment pas quoi faire (je l'ai reçu en avril 2019), ne sachant pas où j'allais en la déclarant, je suis parti du principe que tant que j'arrivais à me dépatouiller pour produire quelque chose, je la cachais mais bon je dois bien jauger avant que ça soit trop tard. Comme je l'ai écrit avant la qualité de boulot ne va pas en s'améliorant puisque je ne suis plus aidé.

    J'envisage aussi comme plan de sauvetage de changer de service bien que même si c'est accepté, pas sûr que j'arrive mieux à un autre poste d'ingénieur où je redébute.

    Vous pensez que je devrais tout simplement en discuter avec le médecin du travail en solicitant un rendez vous à mon initiative , avant une éventuelle mauvaise évaluation ? Mais je me pose la question de sa proximité éventuelle avec la direction de mon entreprise, ira t'il vraiment dans mon sens, est ce risqué, et comment va il réagir au fait que je cache ça depuis plus d'un an...

    Ma femme dit que c'est quitte ou double, si ça se trouve mon travail n'est pas suffisamment mauvais pour justifier un licenciement mais que si j'annonce moi même ce handicap ça pourra être pris comme prétexte. Du coup, je suis bien perdu.

    Moderateur

    Zen Maritime Le 25-07-2020 à 00:13

    Eh bien si l'on remonte à votre premier message, déjà il semble que vous mettez vos difficultés d'attention et autres troubles cognitifs sur le compte des traitements. Cela ne me regarde pas de savoir de quels médicaments il s'agit mais, peut-être qu'en en parlant avec votre médecin il y aurait moyen dans une même classe thérapeutique de trouver une molécule avec moins d'effets secondaires sur le système nerveux central, ou moyen de réévaluer la posologie ? Il arrive parfois que le médecin prescripteur renouvelle l'ordonnance à l'identique à chaque consultation, sans se poser de lui-même la question d'un allègement, alors que la pathologie est suffisamment stabilisée pour que l'on puisse l'envisager. Vous pourriez peut-être aborder le sujet avec lui ?

    Du côté de la médecine du travail cela dépend de la structure. S'il s'agit d'un SSTI (service inter-entreprises) les médecins du travail sont plus indépendants que si c'est un service intégré dans une grande entreprise, où le médecin du travail est plus, disons "inféodé". En principe vous devez pouvoir compter sur le secret médical, le médecin du travail n'est pas censé communiquer à l'employeur des informations personnelles sur votre état de santé, à plus forte raison si vous insistez pour que cela reste très confidentiel.

    Maintenant quelle serait la raison - autre qu'une pression de l'employeur - qui justifierait un avis d'inaptitude du médecin du travail ? La question se pose sous différents angles, d'abord est-ce que le poste et vos fonctions exposent à un risque pour votre santé, je suppose que non (?); ensuite est-ce que vos difficultés d'attention ou d'idéation exposent à un risque en termes de sécurité pour l'entreprise ? Là c'est à vous de répondre et si c'est non il n'y a pas de motif médical de vous juger inapte.

    Enfin, à ce propos, sachez que lorsqu'un médecin du travail émet un avis d'inaptitude vous pouvez contester sa décision. J'en parle juste pour information car il faut alors réagir vite, dans les deux semaines qui suivent l'avis d'inaptitude. Il faut saisir le conseil des prud'hommes selon une procédure dite "procédure accélérée au fond". Les prud'hommes peuvent alors décider de demander une expertise médicale de votre situation et/ou faire appel au médecin inspecteur du travail.

    Pour finir, lorsque vous écrivez "si j'annonce moi même ce handicap ça pourra être pris comme prétexte", mais dans ce cas votre licenciement ne serait pas valable car discriminatoire.

    Voici un lien vers un document-guide édité par le Défenseur des Droits de la République Française, au sujet précisément de la défense des droits au travail des personnes en situation de handicap. En cliquant ici => 
    www.defenseurdesdroits.fr

     

    cordialement
    zen maritime 

     
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  • Visiteur

    Loun15 Le 25-07-2020 à 22:06

      visiteur


    Bonsoir,

    Je vais vous expliquer un peu plus afin d'être plus clair ; de toute façon on est sur un forum anonyme.

    Le premier problème de santé dont je souffre est des accouphènes permanent suite à une explosion quand j'étais petit, ça doit participer à mes difficultés de concentration mais ça les explique pas totalement car j'ai fait toutes mes études avec ce soucis déjà présent, j'ai eu les concours,

    Le deuxième soucis qui est sans lien avec le premier, sans doute plus grave car c'est celui-ci pour lequel j'ai la RQTH est un trouble psychique (je pense que vous aviez partiellement deviné!) pour lequel j'ai un traitement neuroleptique au long cours. Le trouble psychique n'est pas majeur (ni bipolaire ni scizophrène), on sait pas trop quel nom mettre dessus d'ailleurs.

    J'ai essayé plusieurs traitements en accord avec le médecin, je pense que y'a plus rien à faire à ce niveau, les autres ne me font pas dormir ou bien sont pires (trop forts) et là je suis à un dose tellement faible que les médecins pensent que y'a quasi pas d'effet sur l'intellect. Mes troubles cognitifs pourraient donc être liés à la pathologie en elle même. D'ailleurs j'avais arrêté l'an dernier totalement le traitement quelques mois avant de rechuter et mes capacités cognitives n'étaient pas au top pour autant.

    Il n'y a de risque pour ma santé dans la situation puisque je suis au travail de bureau, pas de risque non plus pour la sécurité de l'entreprise, juste des risques de pertes économiques pour boulot mal fait qu'il faudrait refaire éventuellement.

    Mon problème est que mes handicaps sont invisibles et avec des conséquences très difficile à objectiver, y'a que moi qui le ressent vraiment.

    Enfin y'a tous les préjugés liés aux handicaps psychiques qui font que j'ai jusqu'à maintenant pas trop voulu débaler ça même à la médecine du travail, j'en ai plutôt honte.

    Je doute qu'une formation puisse vraiment m'aider dans mon poste actuel car j'en ai eu pas mal dans le passé, à moins que ça soit pour une reconversion totale (ce que j'envisage d'ailleurs également), mais je doute qu'un employeur ait l'obligation de me payer une formation pour reconversion totale sous prétexte que j'ai un handicap ? Après reste les dispositifs classiques de reconversion type congé individuel de formation mais c'est un autre sujet.

    Idéalement, j'aimerais un boulot avec des tâches assez répétitives bien maitrisées mais c'est pas exactement ce qu'on demande aux ingénieurs qui doivent être créatifs, travailler sur des problèmes complexes différents jours après jours.

    Je me demande ce que pourrait préconiser dans mon cas la médecine du travail à mon employeur, c'est un très gros changement que je recherche dans mon type de travail et pas une « petite adaptation ».

    Il y a régulièrement des offres publiées pour des mobilités, les boulots où je me dis que j'arriverais à faire l'affaire sont les emplois bac +2 mais je ne peux pas postuler.

    Je suis dans une structure de moyenne taille (plusieurs milliers de salariés), le médecin du travail est indépendant de la structure mais régulièrement présent.

    Je suis en train de lire le document que vous m'avez envoyé.

    Moderateur

    Zen Maritime Le 26-07-2020 à 11:04

    Bonjour et merci de vos explications,

    Je reviens donc sur l'importance de se poser la question de votre obligation éventuelle d'informer le médecin du travail au sujet de votre état de santé.

    Il existe en effet un article du Code du travail qui énonce ceci "... il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que celle des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail... "

    Le non respect de cette obligation est passible de sanctions au cas où, par une inattention, un oubli, omission qui pourrait avoir un un lien avec vos troubles ou votre traitement, cela risquerait d'impacter la santé ou la sécurité dans votre environnement professionnel.

    Vous dites que ce n'est pas le cas - pas de conséquence de ce type dans votre travail - et d'autre part vous avez je suppose un suivi régulier en neuro-psychiatrie, ce qui répond à l'exigence dans le Code du travail que vous preniez soin de vous et de votre santé. Le médecin spécialiste qui vous suit a-t-il jamais abordé que vous devriez peut-être en parler au médecin du travail ?

    Le médecin du travail pour sa part, dans l'hypothèse où vous décideriez de lui révéler vos troubles, n'a pas d'avis d'aptitude / inaptitude à porter sur des considérations qui seraient de compétences professionnelles.

    Ainsi, quand vous écrivez que vos troubles n'exposent l'entreprise, possiblement, qu'à "des risques de pertes économiques pour boulot mal fait qu'il faudrait refaire éventuellement" cela relève de l'évaluation de vos dirigeants mais pas d'une appréciation de la médecine du travail.

    Toutefois je comprends maintenant plutôt bien toutes vos réticences à révéler la situation. Vos antécédents, vos troubles, votre traitement, la RQTH... Beaucoup de médecins en médecine du travail n'ont sans doute pas la connaissance suffisante des états et des troubles neuropsychiques, surtout sans un diagnostic bien étiqueté, et le seul fait d'un traitement antipsychotique peut être mal interprété, susciter des craintes, poser des questions qui n'auraient pas lieu d'être.

    Et votre femme est bien avisée de vous rappeler que votre travail n'est peut-être pas si mauvais. Il se peut que vous, de votre côté, vous sentiez "diminué" et en deça des attendus dans votre travail, et déstabilisé n'ayant plus l'appui des collègues partis, mais rien ne dit que votre hiérarchie va vous juger aussi insuffisant que vous le craignez.

    Aussi je la rejoins, il me paraît raisonnable de ne pas focaliser le regard de vos supérieurs sur le ressenti que vous avez d'un amoindrissement de vos facultés. Ils y regarderaient de plus près et vous auriez éveillé des doutes qu'ils n'avaient peut-être pas.

    Je relève ce que vous avez écrit quant à vos difficultés : "
    des conséquences très difficile à objectiver, y'a que moi qui le ressent vraiment".

    Cela dit, je comprends aussi qu'il puisse vous être pénible de faire en quelque sorte semblant d'être à la hauteur, et que cela vous inquiète pour la suite. Vous préféreriez dites-vous un poste à moindre responsabilité, d'exécution plus routinière, où vous seriez plus assuré de ne pas être mis en défaut.

    Je pense qu'il y aurait maintes façon d'évoquer ce souhait auprès de la DRH, sans même parler de problèmes de santé. Je vais dire ici n'importe quoi à titre d'exemple, vous auriez un projet à côté qui vous accapare d'écrire un roman policier, vous écrivez la nuit et vous avez donc besoin le jour d'un travail moins conceptuel, mobilisant moins l'idéation..? A vous de réfléchir à la version que vous servirez aux RH.

    Enfin je ne peux m'empêcher de reparler de ce trouble psychique "
    on sait pas trop quel nom mettre dessus ". Est-ce que tout a été fait pour écarter une possible cause organique, il arrive en effet que l'on découvre que des troubles neuro-psychiques imprécisés soient d'origine métabolique, endocrinienne (glande thyroïde, surrénales...), je connais même des hospitalisations en psychiatrie qui ont fini par un traitement contre une maladie de Lyme (la maladie infectieuse transmise par les tiques) dont l'infection par le passé était restée méconnue. Peut-être ai-je trop regardé la série du Dr House...

    cordialement
    zen maritime
     

     
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  • Visiteur

    Loun15 Le 26-07-2020 à 15:23

      visiteur


    Bonjour,

    Merci encore pour le temps que vous m'avez accordé, ça m'apporte beaucoup.

    Je commence par la fin de votre message, on m'a fait des prises de sang pour éliminer des causes organiques, ça n'a rien montré de spécial. J'ai insisté pour avoir un scanner du cerveau mais les médecins ont tous refusé, un peu pénible. Il y a quand même peut être des effets secondaires à faire un scanner et donc ils veulent pas prescrire inutilement ?

    Par rapport au médecin du travail, j'en ai quand même dit déjà un peu en fait, lors de ma visite de reprise après mon arret, il m'a demandé si je prenais des traitements et j'avais été honnête sur le fait que je prenais neuroleptique et que j'étais suivi en psychiatrie. J'avais plutôt mis ça sur le compte d'une dépression (ce qui était également vrai, j'ai une dépression qui s'est ajouté par dessus). Mais après il doit bien se douter d'un trouble psy, même s'il est pas spécialiste de ces troubles, il doit quand même connaître ce que c'est qu'un neuroleptique.

    Par rapport à ce que vous avez écrit : « Il existe en effet un article du Code du travail qui énonce ceci "... il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que celle des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail... » , pensez vous que si je dévoilais cette RQTH deux ans après l'avoir reçu, je pourrais faire office de sanction ? Si je comprends bien ce que vous avez écrit : non car ce n'est pas lié à de la sécurité. Et j'ai lu dans plusieurs sites que c'était un droit de pas révéler sa RQTH.

    Comme les troubles psychiques font peur, je pourrais aussi dévoiler ma RQTH du point de vue des accouphènes (qui ont aussi comme conséquences les troubles de la concentration), est que cela serait mieux vu ? Ce problème étant par contre très ancien, on peut ne pas comprendre pourquoi c'est que maintenant que je le dévoile.

    Mais quoi qu'il en soit comme vous dites, peut être pas la peine pour l'instant de mettre le doute de mes supérieurs tant que j'ai pas eu de vraie mauvaise évaluation.

    Ma question était plutôt du point de vue du pouvoir de la médecine du travail à m'aider mais vous semblez dire d'après ce que vous savez de mon cas que ce que je recherche n'est pas trop de son ressort. Ais je bien résumé ?

    Je vais donc bien réfléchir à ce que vous avez écrit au sujet d'évoquer plutôt avec les ressources humaines un souhait d'autre travail (en évoquant des raisons que je vais trouver). La solution pourrait être que je trouve dans l'entreprise un autre poste (bac +5 obligé) mais plus routinier. Il y en a peut être.

    Merci encore et bon dimanche.

    Moderateur

    Zen Maritime Le 26-07-2020 à 16:44

    Alors c'est surprenant que des médecins ne vous aient pas prescrit d'examen en imagerie cérébrale devant des troubles neuro-psychiques assez inexpliqués. Cela fait tout de même partie de la démarche diagnostique pour s'assurer qu'il n'y a pas de substratum organique. A l'occasion essayez de voir avec votre médecin traitant généraliste s'il n'y aurait pas un intérêt médical à ce que vous voyiez un neurologue à côté du suivi par un psychiatre. Les deux n'ont pas la même approche, c'est complémentaire.

    S'agissant de la RQTH, oui bien sûr il n'appartient qu'à vous de décider si vous en parlez ou pas. Et il n'y aurait aucun problème, aucun reproche à vous faire si vous décidiez de n'en parler que maintenant. S'il vous fallait vraiment une raison pour justifier que vous n'en parliez pas jusqu'ici il vous suffirait de dire [d'autant que c'est vrai] que des tas de gens dans l'entourage, sur internet, jusqu'à certains médecins praticiens soutiennent qu'il ne faut surtout pas le signaler pour ne pas être considéré de travers.

    Les acouphènes ? Oui, que ce soit à type de bourdonnements d'oreille ou de sifflements, cela participe à une fatigue quand il faut se concentrer. Et même si c'est très ancien vous pouvez parfaitement évoquer que cela tend à empirer et devenir pénible, personne ne pourra vous contredire là dessus c'est un trouble sensoriel dont vous seul percevez l'intensité.

    Ce que vous pouvez attendre de la médecine du travail ? Je ne sais pas, c'est tellement dépendant du médecin auquel vous avez affaire et j'ignore ce qu'il a consigné dans votre DMST mais ce m'étonnerait qu'il ait noté que votre médicament neuroleptique soit prescrit pour un état dépressif. Ce que je devine c'est qu'en vous adressant à la médecine du travail pour obtenir une recommandation de changement de poste vous allez éveiller des questions, pourquoi au juste ce traitement neuroleptique, de quels troubles êtes-vous atteint, qu'est-ce que c'était que cette rechute l'an dernier avec arrêt maladie etc.

    Personnellement - mais je peux évidemment me tromper dans mon analyse - je procéderais à votre place comme le ferait quelqu'un sans aucun problème médical mais qui voudrait négocier un allègement de travail avec moins de responsabilité, au motif qu'il a besoin de s'investir par ailleurs (projet familial, projet personnel, association, bénévolat, que sais-je...).

    Je pense que cela peut être entendable auprès des RH dans un groupe de plusieurs milliers de personnes. Et même moyennant de formuler cette demande, si jamais votre entreprise n'y donnait pas suite cela pourrait alors expliquer, disons une certaine démotivation, plus ou moins manifeste, moins d'investissement et d'attention au travail si vous voyez ce que je sous-entends

    cordialement
    zen maritime



     
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