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La prise d'acte de la rupture

Prendre acte de la rupture de son contrat de travail

Prendre acte de la rupture de son contrat de travail

Non paiement des heures supplémentaires, mise au placard, harcèlement, non-respect des règles sur le repos quotidien et hebdomadaire ... La situation est devenue insupportable. Vous avez tenté de discuter avec votre employeur, mais il ne veut rien entendre. Comment quitter votre emploi sans avoir à démissionner ?


Les notions clés abordées dans ce dossier :

  • Manquements de l'employeur
  • Motifs justifiant la prise d'acte
  • Exemples de jurisprudence
  • Procédure à respecter
  • Conséquences financières
  • Requalification en démission
  • Requalification en licenciement injustifié
  • Prendre acte de la rupture du contrat
  • Demande de résiliation judiciaire

Dans quel cas utiliser ce dossier ?

Votre employeur ne respecte pas vos droits et vous pensez quitter votre emploi. La prise d'acte peut être envisagée.

En effet, ce mode de rupture du contrat de travail vous permet de prendre l'initiative de votre départ de l'entreprise tout en imputant la responsabilité à votre employeur car c'est lui, par son comportement et les fautes qu'il a commises, qui ne vous donne d'autre choix que de quitter votre emploi.

Avant de prendre cette décision, mieux vaut peser le pour et le contre, car une fois la lettre de prise d'acte envoyée à l'employeur, aucune rétractation n'est possible.

Contenu du dossier :

Ce dossier contient tous les éléments vous permettant de prendre votre décision en faisant un bilan des avantages et inconvénients d'une prise d'acte de la rupture de votre contrat ainsi que les outils nécessaires pour accomplir votre démarche (y compris un modèle de lettre de prise d'acte de la rupture du contrat de travail aux torts de l'employeur).

  • Les faits justifiant la prise d'acte
  • Choisir entre la prise d'acte et la demande de résiliation judiciaire
  • Les modalités de la rupture du contrat aux torts de l'employeur : procédure, délais et préavis à respecter
  • Les conséquences d'une requalification en licenciement abusif
  • Les conséquences d'une requalification en démission
  • Le droit au chômage en cas de prise d'acte
  • Modèles de lettre informant l'employeur

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Le mot de l'auteur

19/04/2016

Dans un arrêt n°14-24388 du 7 avril 2016, la Cour de cassation a décidé que l'employeur qui use délibérément de son pouvoir disciplinaire non pour sanctionner un manquement réel du salarié mais pour exercer des pressions sur celui-ci, exerçant ainsi son pouvoir disciplinaire de manière abusive et déloyale, et dont les agissements ont des répercussions sur la santé de l'intéressé, se rend coupable de faits constituant un manquement suffisamment grave de l'employeur pour empêcher la poursuite du contrat de travail.

06/04/2016

Dernièrement, la Cour de Cassation s'est de nouveau prononcée sur la prise d'acte d'un salarié dans un arrêt n°14-21868 du 16/03/2016. Elle a estimé que produit les effets d'une démission la prise d'acte de la rupture de son contrat par un salarié déclaré temporairement inapte à son poste et ayant refusé son affectation temporaire à un poste conforme aux prescriptions du médecin du travail et situé dans le même secteur géographique que son précédent emploi.

Carole Girard-Oppici Responsable éditoriale

  • 384 Articles publiés
  • 124 Documents rédigés

La question du moment

Le juge a requalifié ma prise d’acte en démission, quelles sont les conséquences financières de cette décision ?

La réponse

La prise d'acte produit les mêmes effets que la démission si les griefs invoqués sont infondés ou s'ils ne constituent pas une violation des obligations contractuelles de l'employeur.

Dès lors que les juges ont considéré que la prise d'acte produisait les effets d'une démission, le salarié peut être condamné à verser à l'employeur certaines indemnités.

Cette requalification peut entraîner la condamnation du salarié à verser à l'employeur une indemnité pour non-respect du préavis (1), sauf si, au moment de sa prise d'acte, le salarié était placé en arrêt maladie, et qu'il aurait été, de toute manière, dans l'impossibilité physique d'exécuter son préavis (2).

Si les circonstances de la rupture du contrat le justifient, le salarié peut être condamné à payer d'éventuels dommages et intérêts à l'employeur.

Il en va notamment ainsi lorsque la prise d'acte s'est accompagnée d'un comportement déloyal qui a créé un préjudice à l'employeur.

A titre d'exemple, les juges ont condamné un salarié au versement de dommages et intérêts car celui-ci avait pris acte de la rupture du contrat de travail dans l'objectif d'entrer au service d'un concurrent, en détournant une partie de la clientèle de son ancien employeur (3).

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Avis des internautes sur : Prendre acte de la rupture de son contrat de travail

4.3 Note moyenne sur 8 avis

  • 5 Par Le 05-11-2015
    j'ai trouvé les réponses aux questions que je me posais et les exemples sont instructifs. Merci
  • 5 Par Le 22-05-2015
  • 5 Par Le 19-05-2015
  • 3 Par Le 27-01-2015
    Si l'information est juste elle n'apporte pas de plus comparere au sit prud'homme qui lui est gratuit
  • 5 Par Le 31-12-2014
  • 4 Par Le 02-12-2014
    Bonjour, j'ai vraiment trouver les infos dont j'avais besoin à ce moment précis. Le fait qu'il y ai plusieurs exemples correspond exactement à ce que je recherche.

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