Les juges se fondent en général sur deux critères afin de déterminer si la tenue de travail du salarié convient ou non (1) :
- la fonction exercée : plus le poste sera élevé, plus l'employeur pourra être exigeant ;
- les contacts avec la clientèle : un salarié en contact avec la clientèle se doit d'avoir une apparence respectable.
Selon la jurisprudence, un agent technique ne pouvait venir travailler en bermuda du fait des contacts occasionnels qu'il peut avoir avec la clientèle (2). De même, une salariée travaillant dans une agence immobilière et en contact régulier avec la clientèle ne peut venir travailler en survêtement (3).
Même en l'absence de contact avec la clientèle, une salariée ne peut venir au travail vêtue d'un chemisier transparent sans porter de soutien-gorge en dessous si cela est de nature à créer un trouble dans l'entreprise (4).
En revanche, le port d'un bermuda a été admis pour un cadre commercial qui n'avait pas de contact avec la clientèle (5).
Attention, la tenue de travail ne s'entend pas seulement comme les vêtements portés par le salarié. Les juges ont ainsi eu à juger de la possibilité pour le salarié de porter des piercings et des bijoux.
Les mêmes principes s'appliqueront alors. Un salarié pourrait se voir interdire le port d'un piercing si sa fonction le conduit à être en contact avec la clientèle et à représenter l'image de la société.
Il faut toutefois préciser le fait que ce qui est considéré comme une tenue décente au travail varie en fonction des mœurs de l'époque. La jurisprudence évolue donc en conséquence suivant les circonstances.
bien pour le moment,