Un consommateur ayant souscrit un crédit à la consommation peut à tout moment le rembourser par anticipation, en partie, ou en totalité, s'il a une grosse entrée d'argent par exemple. L'organisme de crédit ne peut pas lui faire payer les intérêts et les frais qui auraient été appliqués à la durée résiduelle du contrat (c'est-à-dire pour la durée qui restait si l'emprunt avait continué comme prévu initialement) (1).
Le prêteur ne peut exiger aucune indemnité ou pénalité à cette occasion dans les cas suivants :
- en cas d'autorisation de découvert ;
- si le remboursement a pour cause l'exécution d'un contrat d'assurance qui était destiné au remboursement du crédit ;
- si le remboursement intervient dans une période où le taux débiteur n'est pas fixe ;
- s'il s'agit d'un crédit renouvelable remboursé totalement à l'initiative de l'emprunteur, par anticipation (2).
Si le consommateur se trouve dans un autre cas, le prêteur peut exiger le paiement d'une indemnité (mais aucun frais supplémentaires en plus de celle-ci). Plusieurs cas de figure peuvent alors se présenter :
- si le délai entre le remboursement anticipé et la date de fin du contrat de crédit est supérieur à un an, l'indemnité que peut exiger le prêteur ne peut être supérieure à 1% du montant du crédit ;
- si le délai entre le remboursement du crédit et la date de fin du contrat de crédit ne dépasse pas un an, l'indemnité ne peut être supérieure à 0,5% du montant du crédit ;
- en tout état de cause, le montant de l'indemnité ne peut excéder le montant des intérêts que l'emprunteur aurait dû payer entre le remboursement anticipé et la date de la fin de crédit.
Pour les contrats de location (les contrats de location avec option d'achat, tels que le crédit-bail ou le leasing pour l'achat d'un véhicule, par exemple), cependant, le remboursement anticipé tel qu'exposé précédemment n'est pas possible (3).
En revanche, lorsque le remboursement anticipé est dû à une défaillance de l'emprunteur (par exemple si celui-ci ne respecte pas le paiement de ses échéances), le prêteur peut demander le remboursement immédiat du capital qui reste dû (4). Il peut alors exiger les intérêts échus qui n'ont pas été payés. Dans ce cas, les sommes qui sont dues par le client sont majorées au même taux que celui du prêt. De plus, le prêteur peut exiger une indemnité. Celle-ci ne peut toutefois pas être supérieure à 8% du capital restant dû (5).
Ce que pensent nos clients :
ANDRÉE M.
le 11-11-2014
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