Les automobilistes ne sont plus les seuls à être victimes du vol ou de l'usurpation de leurs plaques d'immatriculation. Désormais, les propriétaires de motos le sont aussi. Cette infraction est sanctionnée pénalement par 5 ans de prison et 3.750 euros d'amende voire 7 ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende si l'usurpateur a commis une infraction susceptible de poursuites pénales pour la tierce victime (1).
Ainsi, le propriétaire d'une moto qui constate une usurpation de son numéro de plaque minéralogique doit contester cette contravention le plus rapidement possible et dans un délai maximum de 45 jours (2). Il doit réunir le maximum d'éléments afin de prouver que le véhicule mentionné sur l'avis de contravention n'est pas le sien (certificat d'immatriculation, facture d'achat de la moto,…).
Il est aussi parfois nécessaire pour la victime de prouver qu'elle ne se trouvait pas sur les lieux au moment de la commission de l'infraction. A ce titre, elle peut produire une attestation de son employeur, des tickets de carte bancaire ou de retrait à un distributeur automatique, des témoignages, le justificatif d'un rendez-vous…
Par ailleurs, si la contravention a été constatée par un radar automatique, la victime doit demander la photo auprès du Centre automatisé de constatation des infractions routières. Cela peut lui permettre de s'exonérer de toute responsabilité notamment si la moto est différente de celle dont il est propriétaire (couleur de la carrosserie, pots d'échappement, largeur des roues ou des pneumatiques, forme de la selle ou présence de repose-pieds arrières…).
Munie de tous ces éléments, la victime de l'usurpation doit déposer plainte auprès du commissariat ou de la gendarmerie. Le numéro sera alors inscrit au fichier central des véhicules volés. En parallèle, elle doit retourner sa requête en exonération à l'officier du ministère public en courrier recommandé avec accusé de réception en joignant la copie du dépôt de plainte et les pièces justificatives nécessaires.
Enfin, afin de se prémunir contre d'éventuelles autres mauvaises surprises, le propriétaire doit se rendre à la préfecture pour faire une demande de nouvelle immatriculation. Cette demande est gratuite à la fourniture d'un dépôt de plainte pour usurpation de plaques minéralogiques.
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