Un immeuble est en péril lorsqu'il présente un danger au regard de sa solidité pour la sécurité de ses occupants, des voisins ou des passants.
Toute personne qui a connaissance de faits révélant l'insécurité d'un immeuble est tenue d'en informer le maire (1). En effet, même si en principe, tout propriétaire privé est responsable des dommages causés à autrui par son immeuble (2), le maire dans le cadre de ses pouvoirs de police municipale (3) a le devoir de faire cesser la dégradation dangereuse d'un bâtiment en utilisant les procédures adéquates.
Le maire peut prescrire la démolition des édifices lorsqu'ils menacent ruine et qu'ils pourraient, par leur effondrement, compromettre la sécurité ou lorsqu'ils n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité publique (1). Ainsi, lorsqu'un édifice menace de s'effondrer, le maire dispose, pour faire cesser le danger, de la mise en œuvre de deux procédures au choix (la procédure de péril ordinaire lorsque le danger n'est pas immédiat et la procédure de péril imminent (4) lorsque la situation justifie une intervention rapide), sous réserve que la cause de la ruine soit propre à l'édifice et ne résulte pas d'un événement qui lui serait extérieur (séisme, inondation).
Ainsi, le maire, par arrêt de péril (5), met en demeure le propriétaire de l'immeuble menaçant ruine de faire dans un délai déterminé les travaux de démolition. A défaut d'exécution dans les délais, le maire se substitue au propriétaire défaillant et procède à la démolition de l'immeuble menaçant de s'effondrer, à la charge de ce dernier.
Réponses claires et sourcées Parfait