En cas de constatation de l'usurpation de ses plaques d'immatriculation, la victime doit se rendre au commissariat ou à la gendarmerie pour déposer une plainte. Cette plainte permet de demander une nouvelle immatriculation de son véhicule. Cependant, il arrive dans de rares cas que l'officier de police ou de gendarmerie dissuade la victime, de façon délibérée ou non, voire même refuse de recevoir sa plainte.
Les policiers et les gendarmes n'ont pas le choix. Ils ont l'obligation de recevoir la plainte de la victime dès lors qu'une infraction à la loi pénale a été commise et de la transmettre au service de police judiciaire territorialement compétent. Le dépôt de plainte donne lieu à la délivrance d'un récépissé et d'une copie remise au plaignant s'il en fait la demande (1).
Par ailleurs, refuser une plainte pour un dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions revient à faire échec à l'exécution de la loi. Ceci constitue un délit pénal puni de 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende (2). En cas de refus de réceptionner sa plainte, la victime peut donc rappeler cette obligation légale.
Par ailleurs, le propriétaire du véhicule confronté au refus de son dépôt de plainte peut légitimement se rendre dans n'importe quel autre commissariat ou gendarmerie pour déposer plainte pour usurpation d'immatriculation. Aucune répartition géographique ne peut être opposée à la victime. En outre, elle peut directement porter plainte auprès du Ministère public (procureur de la République) en adressant une lettre recommandée avec avis de réception au tribunal judiciaire du lieu où a été commise l'infraction.
Enfin, il est désormais possible de formuler une pré-plainte en ligne sur le site www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr.
Ce service permet d'effectuer une déclaration pour des faits d'atteinte aux biens dont le plaignant est victime et pour lesquels l'identité de l'auteur est inconnue. Cela permet simplement d'accélérer un tant soit peu la procédure lors du passage, qui reste malgré tout obligatoire, de la victime devant l'unité de police judiciaire choisie. En effet, pour que la plainte soit enregistrée, la victime doit se rendre au commissariat ou à la gendarmerie qu'elle aura choisie dans sa pré-plainte en ligne pour pouvoir signer sa déclaration et permettre son traitement.

Ce que pensent nos clients :
Tillo L.
le 21-01-2017
Il y a une grande diversité de cas qui sont développés , et avec clarté .