L'achat/vente de véhicules d'occasion entre particuliers se multiplient, mais peuvent parfois réserver de mauvaises surprises. En cas de vente de véhicule entre particuliers, l'acheteur ne bénéficie d'aucun délai de rétraction.
Si, après l'achat, certaines pièces doivent être remplacées, l'acheteur ne peut pas réclamer la prise en charge des réparations au vendeur lorsqu'il s'agit de réparations résultant de l'usure normale du véhicule. Toutefois, lorsque le véhicule présente des défauts importants, le vendeur peut être tenu pour responsable des éventuels vices cachés vis-à-vis de l'acheteur (1).
Il appartient à l'acheteur de rapporter la preuve de ce qu'il invoque (2), ce qui, en pratique, implique une expertise du véhicule. Avant de faire appel à un expert, il convient de s'assurer que les réparations effectuées ne résultent pas d'une usure normale du véhicule.
Dans le cas où la réparation effectuée ne résulte pas de l'usure normale du véhicule, l'acheteur peut engager une action en justice pour vices cachés pour faire annuler la vente ou obtenir un remboursement partiel couvrant le prix des réparations nécessaires (3).
Afin de se décharger de l'obligation de garantie des vices cachés, le vendeur peut indiquer clairement dans l'acte de cession que la vente est effectuée en exclusion de toute garantie (par exemple "véhicule vendu en l'état sans garantie") (4). Le cas échéant, il n'y a pas de recours possible pour l'acheteur sauf si le vendeur avait connaissance d'un vice caché au moment de la vente.
A répondu à mes attentes sur la commande d'un ouvrage.