Oui, selon la Cour de cassation.
En effet, dans un arrêt daté de 2004 (1), la Cour de cassation estime que pour l'accomplissement de leur mission légale et la préservation de la confidentialité qui s'y attache, les salariés qui sont investis d'un mandat électif ou syndical dans l'entreprise doivent pouvoir disposer d'un “matériel ou procédé excluant l'interception de leurs communications téléphoniques et l'identification de leurs correspondants”.
Dans le même sens, la Cour a estimé, en 2012 (2), que l’employeur ne peut pas examiner les relevés téléphoniques du téléphone mis à disposition du salarié protégé qui permettent l’identification des correspondants de celui-ci.
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