5 choses à retenir sur la prolongation :

  • une prolongation peut être délivrée uniquement par le médecin qui a prescrit l'arrêt initial ou le médecin traitant (sauf exceptions) ;
  • les démarches à effectuer auprès de la Cpam et de l'employeur sont les mêmes que pour l'arrêt initial ;
  • le salarié peut bénéficier d'indemnités journalières et d'indemnités complémentaires versées par l'employeur ;
  • il n'y a pas de nouveau délai de carence (entre l'arrêt initial et la prolongation) pour percevoir ces indemnités ;
  • le salarié a les mêmes obligations que pendant l'arrêt initial.

1. Qui peut prolonger l'arrêt maladie ?

En principe, seul le médecin qui a prescrit l'arrêt de travail initial ou votre médecin traitant peut établir une prolongation (1).

Néanmoins, dans certains cas exceptionnels, votre arrêt maladie peut être prolongé par un autre médecin que le médecin prescripteur ou votre médecin traitant (2) :

  • par le remplaçant du médecin qui vous a prescrit votre arrêt initial ;
  • par le remplaçant de votre médecin traitant ;
  • par un spécialiste consulté à la demande de votre médecin traitant ;
  • à l'occasion d'une hospitalisation.

Point statistiques :

Selon une étude Ifop réalisée pour Malakoff Humanis, publiée en novembre 2020, le nombre de salariés qui se sont vu prescrire un arrêt de travail au cours des 12 derniers mois a baissé, en raison notamment du confinement et du chômage partiel liés à la Covid-19, Toutefois, les arrêts longs (supérieurs à 30 jours) ont augmenté de +33% par rapport à 2019. Leur durée moyenne est de 94 jours (3).

2. Quelles démarches effectuer en cas de prolongation ?

Lorsque le médecin prolonge votre arrêt maladie, vous devez transmettre les volets n°1 et 2 à la Caisse primaire d'assurance maladie à laquelle vous êtes rattaché (4).

2 jours ouvrablespour transmettre la prolongation

Vous disposez d'un délai de 2 jours ouvrables suivant la date de prescription de la prolongation.

La transmission de votre avis de prolongation à la Cpam conditionne le versement de vos indemnités journalières.

Ainsi, en cas d'envoi tardif de l'avis de prolongation à la Cpam, la caisse vous informera du retard constaté et de la sanction à laquelle vous vous exposez en cas de nouvel envoi tardif dans les 24 mois qui suivent (5).

À moins que vous ne soyez hospitalisé ou en mesure d'établir votre impossibilité d'envoyer votre avis de prolongation en temps utile, le montant des indemnités journalières correspondant à la période écoulée entre la date de prescription de l'arrêt et la date d'envoi, est réduit de 50%.

Pensez également à transmettre le volet n°3 de l'avis de prolongation à votre employeur.

En principe, vous disposez également d'un délai de 48 heures mais votre convention collective peut prévoir d'autres dispositions.

Bon à savoir :

Ne constitue pas une faute grave la seule absence de justification par un salarié de la dernière prolongation de son arrêt de travail dès lors que l'employeur a été informé de l'arrêt de travail initial (6).

3. Quelle indemnisation en cas de prolongation de l'arrêt maladie ?

Lorsque vous êtes en arrêt pour maladie d'origine non professionnelle, la Cpam vous verse, si vous remplissez les conditions, au maximum 360 jours d'indemnités journalières par période de 3 ans consécutifs, sauf si vous souffrez d'une affection de longue durée (ALD) (7).

Ainsi, si vous n'avez pas épuisé vos droits, la Cpam continuera à vous verser des indemnités journalières. Celles-ci sont égales à 50% de votre salaire journalier de base (8).

En complément, vous pouvez percevoir des indemnités complémentaires de la part de votre employeur. C'est ce que l'on appelle le maintien de salaire (9).

En cas de prolongation de l'arrêt initial, ces indemnités complémentaires continueront elles aussi à être versées si vous remplissez les conditions exigées.

La durée de versement des indemnités complémentaires varie en fonction de votre ancienneté au sein de l'entreprise (10).

4. Existe-t-il un délai de carence en cas de prolongation pour être indemnisé ?

Lorsque l'on vous prescrit un arrêt pour maladie non professionnelle, un délai de carence de 3 jours s'applique pour percevoir des indemnités journalières (hors arrêt de travail Covid). Concrètement, la Cpam vous verse des indemnités journalières à compter du 4ème jour de votre arrêt.

Néanmoins, aucun délai de carence ne s'applique en cas de prolongation.

Il n'y a pas non plus de délai de carence dans les cas suivants :

  • en cas de reprise d'activité entre 2 arrêts de travail n'ayant pas dépassé 48 heures ;
  • en cas d'arrêts successifs liés à une affection de longue durée (ALD) : le délai de carence ne s'applique que pour le premier arrêt.
Concernant les indemnités complémentaires versées, le cas échéant, par l'employeur, aucun délai de carence ne s'applique entre l'arrêt initial et la prolongation.

5. Quelles sont vos obligations pendant une prolongation ?

Vos obligations pendant votre période de prolongation sont les mêmes que pendant votre arrêt initial, c'est-à-dire :

  • respecter les prescriptions de votre médecin ;
  • respecter les horaires de sorties autorisées ;
  • vous soumettre aux divers examens et contrôles médicaux organisés par la Cpam et votre employeur ;
  • n'exercer aucune autre activité professionnelle.

En cas de manquement à vos obligations, le versement de vos indemnités journalières peut être suspendu.

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