Immeuble collectif (copropriété) :
Le contrat de vente immobilière doit comporter une description de l'immeuble se rapportant précisément à la réalité du bien. Ainsi, si l'acte ne comporte pas la bonne superficie, une remise en cause du prix de vente est envisageable.
À savoir : pour vendre une surface habitable, celle-ci doit être au moins égale à 9m² (1).
La surface de plancher s'obtient après déduction des surfaces suivantes (2) :
- des surfaces correspondant à l'épaisseur des murs entourant les embrasures des portes et fenêtres donnant sur l'extérieur ;
- des vides et des trémies afférentes aux escaliers et ascenseurs ;
- des surfaces de plancher d'une hauteur sous plafond inférieure ou égale à 1,80 mètre ;
- des surfaces de plancher aménagées en vue du stationnement des véhicules motorisés ou non, y compris les rampes d'accès et les aires de manœuvres ;
- des surfaces de plancher des combles non aménageables pour l'habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial ;
- des surfaces de plancher des locaux techniques nécessaires au fonctionnement d'un groupe de bâtiments ou d'un immeuble autre qu'une maison individuelle, y compris les locaux de stockage des déchets ;
- des surfaces de plancher des caves ou des celliers, annexes à des logements, dès lors que ces locaux sont desservis uniquement par une partie commune
- d'une surface égale à 10 % des surfaces de plancher affectées à l'habitation telles qu'elles résultent le cas échéant de l'application des alinéas précédents, dès lors que les logements sont desservis par des parties communes intérieures.
Attention !
La surface de plancher ne doit pas être confondue avec la surface privative des appartements de la loi Carrez qui superficie de la partie privative du lot ou de la fraction de lot lors de la vente ou de l'achat de votre bien en copropriété.
Si l'acte de vente mentionne une surface supérieure de plus de 5 % par rapport à la surface réelle, l'acquéreur peut demander une diminution de prix au prorata de nombre de m² manquants ainsi que des frais liés (remesurage du bien et de frais de notaire, par exemple).
Maison individuelle :
La surface de plancher s'obtient après déduction des surfaces suivantes :
- surfaces correspondant à l'épaisseur des murs entourant les embrasures des portes et fenêtres donnant sur l'extérieur ;
- vides et trémies (espaces sous les escaliers et ascenseurs) ;
- surfaces de plancher d'une hauteur sous plafond inférieure ou égale à 1,80 mètre ;
- surfaces de plancher aménagées pour le stationnement des véhicules motorisés ou non (y compris les rampes d'accès et les aires de manœuvres) ;
- surfaces de plancher des combles non aménageables pour l'habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial.
Dans le cas d'un logement vendu sur plan ou d'une maison individuelle, le vendeur est tenu dans les mêmes conditions de délivrer un bien de superficie égale à celle indiquée dans le contrat. Si ce n'est pas le cas, l'acheteur peut demander la restitution d'une partie du prix de vente correspondant à la surface manquante - sauf dans le cas où cette différence excéderait un vingtième de la surface prévue au contrat (3). On considère en effet qu'il a pu dans ce cas le voir seul à l'œil nu.
Dans les deux cas, l'acquéreur dispose d'un délai d'1 an pour intenter son action devant le Tribunal Judiciaire du lieu de situation de l'immeuble, s'il n'obtient pas de solution amiable à son problème (4). Il pourra également demander des dommages intérêts au vendeur en cas de préjudice (exemple : impossibilité de rentrer le véhicule au garage qui est trop petit…).
En tout état de cause, il est souhaitable d'avoir recours à un expert (par exemple, un expert-géomètre) attestant de la réalité de la différence de superficie.
A répondu à mes attentes sur la commande d'un ouvrage.