1. Durée de la période d'essai

La durée de la période d'essai doit impérativement figurer dans votre contrat de travail. Il en est de même de la possibilité de renouveler celle-ci (1).

2 mois maximumpour un ouvrier ou un employé (hors renouvellement).

Ne voyez pas la période d'essai comme une épée de Damoclès au-dessus de votre tête !

Elle permet non seulement à votre employeur d'évaluer vos compétences pour ce travail, mais elle vous permet également d'apprécier si les fonctions que vous occupez vous conviennent.

La période d'essai est utile aussi bien à l'entreprise qu'à vous !

Elle vous offre la possibilité de vérifier que le poste que vous occupez correspond à vos attentes et est conforme à ce qui vous a été proposé (2).

Si la période d'essai n'est pas prévue dans le contrat de travail ou dans la lettre d'engagement, l'employeur ne peut pas vous l'imposer et ce, même si la convention collective applicable dans l'entreprise en prévoit une.

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2. Durée et horaires de travail

Durée du travail

La durée de travail à laquelle vous êtes soumis doit être indiquée dans votre contrat de travail. Il mentionne d'ailleurs si vous êtes embauché à temps partiel ou à temps complet (temps plein). 

Vous et votre employeur, êtes tenu par cette durée, qui ne peut pas être modifiée sans l'accord de l'autre partie.

Ceci n'exclut pas la possibilité de faire des heures supplémentaires (ou complémentaires si vous êtes à temps partiel).

Horaires de travail

Votre contrat de travail fixe aussi vos horaires de travail.

Il doit alors indiquer que vous êtes soumis à l'horaire collectif de travail (3). L'horaire collectif est affiché en caractères lisibles et apposé de façon apparente dans chacun des lieux de travail auxquels il s'applique (4).

L'employeur peut modifier l'horaire collectif après consultation du comité social et économique (CSE).

Néanmoins, votre employeur peut déroger à l'horaire collectif de travail et pratiquer des horaires individualisés si vous en faites la demande (5).

Vous n'êtes alors pas tenus d'arriver et de quitter votre poste à la même heure que vos collègues. Une plage horaire fixe peut en revanche être prévue et vous imposer d'être présent dans l'entreprise pendant cette période.

3. Lieu de travail et clause de mobilité

La mention du lieu de travail dans votre contrat n'a qu'une valeur informative, sauf s'il est stipulé dans votre contrat, par une clause claire et précise, que vous exécuterez votre travail exclusivement dans ce lieu (6).

À défaut, vous êtes susceptible de travailler dans un autre lieu de travail, si votre employeur vous le demande. Ce changement constitue alors un simple changement des conditions de travail qui s'impose à vous et ne nécessite pas votre accord.

Pour que le changement de lieu de travail s'impose à vous, sans votre accord, il faut tout de même qu'il s'agisse :

  • d'une mutation dans un même secteur géographique ;
  • de déplacements occasionnels ou temporaires lorsqu'ils sont inhérents à vos fonctions ;
  • de la mise en oeuvre d'une clause de mobilité prévue au contrat.

4. Statut et classification & salaire minimum

Le statut et la classification indiqués dans votre contrat de travail doivent correspondre aux fonctions que vous allez réellement occuper (missions détaillées dans le contrat de travail, niveau de qualification auquel vous êtes recruté...).

Ces éléments sont importants puisque, de votre classification dépend le salaire minimum conventionnel en dessous duquel vous ne pouvez pas être rémunéré.

1.554,58 EUR mensuel brutMontant du Smic 2021

⚠ Lorsque le salaire minimum prévu par la convention collective est inférieur au Smic, votre employeur doit vous verser le montant du Smic en vigueur.

Pour connaître le montant du salaire minimum conventionnel qui vous est applicable, consultez votre convention collective.

5. Primes et avantages en nature

Vous avez négocié votre salaire, vos avantages ou primes lors de votre entretien d'embauche ? Ou bien le montant était fixé dans l'offre d'emploi à laquelle vous avez postulé ?

Vérifiez que l'entreprise respecte ses engagements et que le contrat mentionne bien l'existence d'éventuels avantages ou primes que vous auriez pu négocier lors de l'entretien d'embauche, tels que titres restaurants, prime de vacances, prime de treizième mois. Ils constituent un véritable gain de pouvoir d'achat.

Si ce n'est pas le cas, discutez-en avec votre employeur avant de signer votre contrat.

6. Clause de non concurrence

Même si vous n'y pensez pas encore, vous serez sûrement amené à quitter votre emploi un jour. C'est pourquoi vous devez lire chacune des clauses de votre contrat de travail et vérifier s'il renferme une clause de non concurrence.

Celle-ci ne produit pas d'effet pendant la relation contractuelle. Mais elle en produit à l'occasion de la rupture de votre contrat. En signant un contrat de travail comportant une clause de non concurrence, vous vous engagez, lorsque vous partirez, à ne pas exercer une nouvelle activité concurrente à celle de l'entreprise. Cette clause minimise donc vos chances de retrouver un emploi.

Pour être valable, elle doit notamment être limitée dans le temps, dans l'espace et comporter une contrepartie financière. Pour en savoir plus, consultez notre article : Clause de non-concurrence, tout savoir.

Il ne faut pas confondre cette clause avec la clause d'exclusivité qui s'applique tout au long du contrat de travail. Elle a pour objectif de restreindre votre possibilité de trouver un emploi supplémentaire, concurrentiel à votre emploi actuel. Cela peut être pénalisant surtout si vous travaillez à temps partiel.