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Actualité Harcèlement moral au travail : que faire pour agir efficacement ?

Le harcèlement moral au travail : définition + 12 exemples

Par , Juriste - Modifié le 10-07-2017

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Le harcèlement moral au travail : définition + 12 exemples

Malgré sa définition légale et les sanctions prévues dans le Code pénal, de nombreux salariés sont encore victimes de harcèlement moral chaque année. Nous vous illustrons de manière concrète des agissements qui ont été retenus par le juge comme relevant du harcèlement moral. Cela vous permet ainsi de l'identifier et de le distinguer de la simple pression subie dans le cadre de l'exercice de son activité. Ces exemples vous permettront d'appréhender la notion de harcèlement afin de dénoncer de tels faits. 

Comment définir le harcèlement moral ?

Les faits de harcèlement moral sont définis et prohibés aussi bien dans le Code du travail que dans le Code pénal. Chacun d'eux donne la définition de cet agissement et le Code pénal ajoute les sanctions applicables en cas de passage à l'acte.

La définition légale du Code du travail

Le Code du travail interdit tout agissement répété de harcèlement moral entraînant une dégradation des conditions de travail du salarié susceptible (1) :

  • de porter atteinte aux droits et à la dignité du salarié ;
  • d'altérer sa santé physique ou mentale ou ;
  • de compromettre son avenir professionnel.

harcèlement moral

La définition juridique du Code pénal

La définition figurant au sein de cet article est sensiblement la même que celle qui existe dans le Code du travail (2) : il s'agit de propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité d'une personne, d'altérer la santé physique ou mentale de celle-ci ou de compromettre son avenir professionnel. Ces comportements sont punis de 2 ans d'emprisonnement et de 30.000 EUR d'amende.

Victime de harcèlement au travail : que faire ?

Victime de harcèlement, vous devez sortir du silence et pour ce faire, tout un panel de recours s'offre à vous. Vous ne devez pas continuer à souffrir et subir en silence. Dénoncez votre situation par lettre à l'employeur ou au médecin du travail afin qu'une sanction justifiée soit prise à l'encontre de la personne qui vous harcèle sur votre lieu de travail.

Attention toutefois à ne pas commettre d'abus de dénonciation, car accuser des faits inexistants de harcèlement moral peut justifier le licenciement pour faute grave ! Une décision des juges a été rendue en ce sens le 28 janvier 2015 (3). Il est préférable de se faire conseiller par un avocat avant d'agir en justice.

De même, si vous relatez des faits que vous savez faux au moment où vous les signalés et si votre employeur parvient à démontrer que vous aviez connaissance au moment de la dénonciation de la fausseté des faits, la dénonciation ainsi faite sera considérée comme calomnieuse en raison de votre mauvaise foi. Un agissement qui peut coûter très cher.

En revanche, il est impossible pour l'employeur qui estime que cette dénonciation est fausse d'agir en diffamation contre le salarié (4).

Employeurs : prévenir et agir face au harcèlement moral

En tant qu'employeur, un de vos salariés s'est confié à vous et vous a dénoncé les faits de harcèlement moral qu'il subit. Il est de votre devoir et de vos obligations d'agir rapidement et efficacement pour que de tels agissements cessent et ne se produisent pas dans votre entreprise. Vous êtes le garant de la sécurité et la santé de vos salariés, vous ne pouvez donc aucunement laisser une telle situation perdurer, si les faits s'avèrent vrais. Il est donc nécessaire de procéder à une enquête afin de s'assurer de la véracité des propos du salarié.

harcèlement au travail

12 exemples de harcèlement moral en entreprise

Voici des faits qui ont été reconnus comme constitutifs de harcèlement moral par les juges.

Humiliations, critiques

  • 1. Dénigrement et brimade : Le salarié qui fait l'objet de brimades et de dénigrements de la part d'une collaboratrice qui l'avait privé de ses responsabilités et dont la santé a été gravement altérée par ces agissements et dont l'inaptitude est la conséquence directe de ceux-ci est un salarié qui a subi des faits de harcèlement moral et qui a donc notamment obtenu 30.000 euros de dommages-intérêts (5) ;
  • 2. Critique injustifiée : Le fait pour un salarié d'avoir subi de manière répétée et dans des termes humiliants des critiques sur son activité et des reproches devant ses collègues est constitutif de harcèlement (réflexions et critiques à chaque fois qu'elle effectuait son travail comme on lui le lui avait demandé, travail remis systématiquement en cause sous le prétexte que ce n'était pas cela qui avait été demandé, reproches sans même vérifier la réalisation, critiques incessantes, agressivité injustifiée, dévalorisation permanente…) (6) ;
  • 3. Humiliation publique : Il en va de même lorsqu'un collaborateur subit des propos blessants et humiliants (remarques déplacées sur la tenue, sur l'âge, sur le fait de discuter entre collègues ou de simplement ne pas être à son poste de travail…) proférés de manière répétée par un supérieur hiérarchique, propos corroborés par des attestations concordantes. Le salarié a obtenu 13.379 euros de dommages et intérêts (7) ;
  • 4. Mesure vexatoire : Est harcelé moralement le salarié qui fait l'objet de multiples mesures vexatoires (envoi de notes contenant des remarques péjoratives sur un ton péremptoire propre à discréditer, reproches sur son "incapacité professionnelle et psychologique" et sa présence "nuisible et inutile", retrait des clés de son bureau, diminution de sa rémunération). Le salarié a obtenu 30.000 euros de dommages-intérêts (8).

Discrédit, conditions de travail dégradantes

  • 5. Tâche dévalorisante : Le fait pour un employeur d'avoir procédé de façon répétée à des brimades à l'encontre d'un délégué syndical (tâches dévalorisantes ne correspondant pas à sa qualification, retenues sur salaire injustifiées...), de l'avoir discrédité auprès de ses collègues de travail et placé dans une situation financière difficile procède du harcèlement moral (9) ;
  • 6. Agressivité : Le salarié qui subit de son supérieur hiérarchique un comportement empreint d'agressivité traduisant sa volonté de restreindre ses fonctions au sein de l'entreprise (rétrogradation…) - sans qu'aucune explication ne soit fournie et sans qu'aucun reproche ne soit adressé - est harcelé. Il a obtenu 10.000 euros en réparation du préjudice subi (10) ;
  • 7. Tâche dépassant ses capacités : L'attitude réitérée du refus d'adapter le poste de travail du salarié et de lui confier de manière habituelle une tâche dépassant ses capacités et mettant en jeu sa santé suffit à caractériser un harcèlement moral. Le salarié a perçu 34.000 euros de dédommagement (11).

Isolement, mise à l'écart

  • 8. Mise au placard : Constitue un harcèlement moral, le fait pour un salarié d'être installé dans un local exigu dépourvu de chauffage et d'outils de travail, avec interdiction faite par l'employeur à ses collègues de lui parler, d'adopter un comportement autoritaire à son égard et de mettre en doute son équilibre psychologique (12) ;
  • 9. Privation d'outils de travail : Est victime de harcèlement la salariée qui a subi des injures à caractère racial et qui, à son retour de congé de maternité retrouve ses affaires dans des cartons et n'ayant plus ni bureau, ni ordinateur, ni téléphone et dont plus personne ne lui adresse la parole à la suite de consignes hiérarchiques (13).

Rétrogradation et sanction injustifiées

  • 10. Avertissements infondés : Le fait pour une salariée, qui n'avait précédemment fait l'objet d'aucun reproche, d'avoir été sanctionnée par 4 avertissements dont aucun n'était fondé relève du harcèlement moral (14) ;
  • 11. Déclassement : Il en va de même pour le salarié qui a été déclassé lors de l'entrée en vigueur d'une nouvelle classification conventionnelle des emplois et à qui il avait été adressé, dans une période de quelques mois, outre plusieurs mises en garde, 3 avertissements irréguliers (15) ;
  • 12. Pression disciplinaire : De nombreuses convocations à des entretiens préalables dans 4 procédures disciplinaires dont 2 sont demeurées sans suite pendant une période de fragilité du salarié, des pièces médicales établissant que son inaptitude était liée à un état dépressif résultant de la dégradation de ses conditions de travail et de ses relations avec l'employeur constituent des faits de harcèlement moral (16).

Ainsi, le harcèlement moral peut revêtir des formes diverses et variées et bien évidemment, les faits énumérés ci-dessus n'en sont que quelques exemples.

A l'inverse, le harcèlement moral ne peut être utilisé par le salarié comme un moyen de pression à l'encontre de l'employeur, lorsqu'il sait qu'il encourt une mesure disciplinaire en raison de ses fautes (17). 

Si vous êtes victime de harcèlement, et que vous n'obtenez pas la fin de ces agissements en interne dans l'entreprise, vous pouvez vous adresser à l'inspection du travail ou encore porter une plainte individuelle (par courrier, suite à un rendez-vous,...). Sachez que l'inspecteur a une obligation de confidentialité concernant les plaintes qu'il reçoit et mènera l'enquête.

Références :

(1) Article L1152-1 du Code du travail et Cass. Soc. 29 janvier 2013, n°11-22867
(2) Article 222-33-2 du Code pénal
(3) Cass. Soc. 28 janvier 2015, n°13-22378
(4) Cass. Civ. 1ere, 28 septembre 2016, n°15-21823
(5) Cass. Soc. 24 juin 2009, n°07-43994
(6) Cass. Soc. 8 juillet 2009, n°08-41638
(7) Cass. Soc. 12 juin 2014, n°13-13951
(8) Cass. Soc. 26 mars 2013, n°11-27964
(9) Cass Crim. 6 février 2007, n°06-82601
(10) Cass. Soc. 24 juin 2009, n°07-45208
(11) Cass. Soc. 7 janvier 2015, n°13-17602
(12) Cass. Soc. 29 juin 2005, n°03-44055
(13) Cass. Crim. 16 février 2010, n°09-84013
(14) Cass. Soc. 22 mars 2007, n°04-48308
(15) Cass. Soc. 16 avril 2008, n°06-41999
(16) Cass. Soc. 18 mars 2014, n°13-11174
(17) Cass. Soc. 9 avril 2015, n°13-27624

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Vos Réactions

  • Aliénor - Visiteur Le 21-02-2015 à 20:34

    Trés bel article qui conserne essentiellement le secteur privé. Le harcèlement moral existe aussi dans le secteur public et malheuruesement trés difficile à prouver devant la juridiction administrative qui ,disons le clairement, tient rarement compte de ce type de comportement malgré l'existence de la loi ainsi que des preuves indéniables des faits. Malheur au salarié recruté sous cdd par l'Etat ou les collectivités territoriales, la menace de non renouvellement du contrat (menace je dirai passé dans les us et coutumes de l'administration) pèse comme une épée de damoclès sur la tête de la victime. Abus de pouvoir, management par la menace, management négatif seront le lot quotidien de certains contractuels tombés entre les griffes de titulaires peut scupuleux  (voire pervers manipulateurs) dont l'acitivité principale est de faire faire le travail par le collègue en précarité. C'est ainsi que nombre de titulaires s'arrogent le droit de "vie ou de mort" sociale sur les contractuels. L'issue des rares béliqueux ? Grossir les rangs du pôle emploi. Coût pour l'Etat ou la collectivité. Un procès avec avocat, des arrêts maladies à la charge de la sécurité sociale, une performance au travail médiocre etc. Et je ne mentionne même pas les absenteismes dans le service d'autres "intouchables", de l'ambiance pesante, de la malveillace et malhonnêteté du harceleur (détournement d'argent, pratiques illégales). C'est pourtant une des réalité de la fonction publique, déniée par la médicine du travail (interne à la fonction publique), les hiérarchies qui se déresponsabilisent par la non réponse aux courriers où le renvoi vers le procureur de la république. Triste réalité qui n'est pas prête de changer. 
  • le stratège - Visiteur Le 24-02-2015 à 03:32

    Bonjour ; Aujourd'hui retraité, j'ai fait les frais UNE FOIS durant ma longue carrière d'une tentative de harcèlement. Par suite de restructuration (que je comprends), mon poste ne s'imposait plus (ce que je comprends aussi). Nous avions hérité peu de temps auparavant d'un freluquet au poste de D.G. Diplômé en commerce d'une école naturellement privée,, ce petit bonhomme a tenté d'obtenir mon départ à pas cher. Seulement il ignorait qu'à mon poste de directeur d'exploitation et R.A.Q (transport et logistique nucléaire), j'avais constitué (au cas où........) un dossier explosif recensant tous les manquements aux règles commis par l'entreprise en matière de sureté et dissimulés à l'A.S.N. Un soir, je lui ai expliqué tout ceci par le menu en lui disant sans détour que l'envoi de ce dossier, éléments probants à l'appui il va de soi, signerait la fin de l'entreprise.......et la sienne. Le lendemain, nous déjeunions ensemble au restaurant et un mois plus tard, je quittais l'entreprise par la grande porte. Il a même été acheter lui-même mon cadeau de départ et je dois dire qu'il ne s'est pas moqué de moi. "le plus pur des guerriers croisera un jour la route d'un plus pur que lui". Extrait du Bushi-do, le code d'honneur des Samouraïs.
  • Laura _"à - Visiteur Le 24-02-2015 à 09:33

    J'ai été victime de harcèlement moral dans mon ancienne entreprise comme la majeure partie des salariés. Nous étions dirigés par une directrice incompétente et tyrannique. J'ai fait un signalement à l'inspection du travail (lettre recommandée avec AR). J'ai eu la surprise de constater qu'en réponse, l'inspection du travail m'informait qu'elle ne s'occupait pas de ce genre de problème !!! Pour finir, j'ai été licenciée sans cause réelle et sérieuse, et sur des motifs complètement mensongers, infondés... N'ayant que très peu d'ancienneté dans cette société, l'avocat contacté m'a déconseillé d'aller aux prud'hommes. De plus, le personnel avait été menacé de renvoi s'il témoignait en ma faveur. Un vrai cauchemar ! C'est une société qui est coutumière du fait et qui se retrouve aux prud'hommes plusieurs fois par an mais la directrice continue son manège avec la bénédiction de la grande direction ! Lamentable (mais véridique).
  • ouinouin10 - Visiteur Le 24-02-2015 à 12:07


     bonjour,

    Victime d'un accident de travail fin 2008, j'ai subie une arthrodèse en 2009.Titulaire du secteur public, je demande une mutation dans une autre région fin 2010.Après que la mutation de mon mari soit acceptée dans une autre administration, mon cadre me contacte et me demande de ne pas faire une demande de mutation mais une demande de détachement qui prendra fin au bout d'un an si je n'ai pas de problème de santé en rapport avec mon dos.Après un mois de travail, j'ai à ma demande un entretien avec ma supérieure qui me déclare que tout va bien, que je n'ai pas à m'inquiéter pour mon avenir professionnel,..3 mois après ma prise de fonction, visite avec le médecin du travail qui me déclare apte à mon poste d'aide soignante mais que je dois éviter le port de charges lourdes et appliquer les règles de manutentions.De là ma cadre me dit que si je veux rester, je dois passer en poste de nuit, chose que je fais.Après avoir essuyé verbalement plusieurs refus de demandes écrites de mutation,ma cadre m'a envoyé un SMS me disant que 8 jours plus tard en juin 2013, je repassai en poste de jour.Je retourne donc à ma demande voir le médecin du travail qui m'avait vu 15 jours auparavant pour un poste de nuit.Celui-ci me déclare apte à un poste de jour avec des restrictions mais que le poste de nuit est plus en adéquation à mon état de santé.Je passe en poste de jour avec comme seul horaire de travail: midi-20 heures et à m'occuper que de personnes valides.C'est à partir de là que mon cauchemar commence, le fait de travailler seule m'isole de mes collègues, j'effectue beaucoup plus de flexions et de torsions de ma colonne entre le chariotage et les couchés de résidents, mon dos me fait souffrir, une sciatique et une cruralgie ne me quittent plus mais je continue à travailler.Je demande un entretien avec mon directeur lui signifiant mes difficultés et m'a volonté de retourner en poste de nuit qui comme le préconisait le médecin du travail était plus adapté à mon état de santé.Sa réponse a été négative et que de toute-façons il s'était engager à me garder que pour une durée de 5 ans.Mes relations avec ma cadre sont devenues de plus en plus conflictuelles au fil du temps, en me refusant mes demandes de repos, de congés, de changement d'horaires de travail, me disant de changer de région, me nommant que par mon nom de famille, remerciant que mes collègues du travail que nous avions effectué ensemble...Je suis en arrêt maladie depuis 6 mois pour une lombosciatique et je n'ai toujours pas retrouvé de travail à la suite de mon détachement, je vais être contrainte dès le mois de novembre à retourner dans ma région d'origine et de laisser mon mari et mes enfants ici.J'ai vu 1 médecin expert mandaté par le comité médical, qui aux vues de mon dossier médical m'a conseillé d'interpeller le tribunal administratif.Je souhaite reprendre mes fonctions mais dans des conditions plus saines....même si je n'ai que peu de temps à rester dans cet établissement.

  • itinerant - Visiteur Le 11-11-2015 à 09:31

    Bonjour à tous, Pendant plusieurs mois on me demandé d'avancer sur mes projets le week-end. On m'appelait pendant mes vacances. J'ai même entendu mes patrons(ils sont deux) me traiter de "grosse merde". On me confié tellement de tâches différentes qu'il m'était impossible de tous rendre dans les temps. Tous ça - bien sûr - sans aucune contrepartie financière. Certains jour il ne répondait même pas au question concernent le travail. J'ai fini par craquer et par aller voir un psy. Je me sentait tellement mal dans ma peau que certains jours je n'allais même pas travailler. On me demande des tâches pour lesquelles je n'ai aucune formation et on me demande des comptes quand c'est pas rendu à temps. Un des patrons était d'humeur exécrable un jour sur deux(et j'en passe). J'ai fini par annoncer ma démission au bout d'un an. Ils l'on évidement très mal pris. J'ai deux mois de préavis à faire mais depuis l'annonce ils ne m'adressent même plus la parole. Pensez-vous qu'il y a harcèlement moral ?
  • zabelete - Membre Le 28-02-2016 à 16:28

    Je tenais à ajouter mon expérience, victime moi aussi de harcèlement au travail....Dans la fonction publique hospitalière, si vous n'avez pas le profil de béni oui oui correspondant à une équipe, vous ètes bonne pour "morfler".L'équipe vous choisit délibérement pour être son souffre douleur: brimades, humiliations, vexations, diffamations,dévaluation de mon travail et mise à l'écart. Il suffit d'une manipulatrice narcissique perverse pour tenir les commandes et l'affaire est jouée! Et....les marionnettes forment une équipe dévastatrice sur moi! Certains jours, je réussis à me déconnecter et m'étanchéiser, mais ces jours deviennent de plus en plus rares, tant leur dévolu est ravageur....
  • selena72 - Visiteur Le 08-03-2016 à 19:28

    Bonjour

    une collegue et victime de harcelement depuis 5 ans une autre qui est partie a subit jusqu a avoir un cancer dont la personne qui la harcelé a bien rigolé en le sachant ma collegue subit une pression énorme elle est surveillé rabaisser et on lui donne pleins de taches supplémentaires sans lui demander on lui impose on lui dit quelle na pas interet a refuser elle a des soucis de santé a cause de ca elle a une fiche de poste qui change tout le temps on ne considere pas ses opinions la personne qui l'harcele lui decharge tout son boulot elle ne fait rien mais elle est protégé par la direction ma collegue ne peux rien faire le harceleur minaude pleur et leche les bottes aux supérieurs. Que peut elle faire moi meme j' ai eu a faire a ca mais cela a cessé . merci pour votre aide ah oui et il y a deja eu des preuves de harcelement contre la personne papier de medecins etc mais la personne exerce toujours sont poste
  • manika1342 - Membre Le 26-03-2016 à 18:54

    bonjour à toutes et tous,
    j'occupe un emploi cui cae contrat cdd renouvelable 5 ans maxi je rentre dans ma 3ème année.
    Je travaille dans une école primaire en tant que aide administrative au directeur.
    J'effectue les taches de secrétariat de l'école et mon responsable et tuteur est mon directeur. Il m'a donné accès à Internet sans problème jusqu'à présent et j'ai consulté régulièrement ma messagerie et je ne m'en suis jamais cachée et j'ai toujours privilégié mon travail avant tout et j'ai d'ailleurs de très bonne appréciation sur mes évaluations de compétences obligatoires pour le renouvellement de mes contrats. Quelle fut m'a surprise de constater que mon directeur à décider de mettre un contrôle parentale sur mon poste et il m'a demandé mes codes d'accès pour soit disant me mettre un anti-virus. Je constate rapidement avant les vacances de février que je n'ai plus accès à certains sites et surtout le pôle emploi ! Je demande à mon directeur si cela est normal et il reste très évasif et semble surpris de ma demande et il me dit que je dois faire mes recherches d'emplois en dehors de mon temps de travail alors que je reste à l'école à ma pose entre 12h et 13h30. Je lui dis que mon contrat d'insertion devrait me permettre d'être en recherche active de travail et que je suis surprise. Les vacances arrivent et au retour il me regarde et me dit froidement qu'il a décidé de m'enlever l'accès à ma messagerie personnelle car il estime que j'ai fait un abus et qu'il souhaite que je consulte ma messagerie personnelle chez moi!!!!
    Alors, j'exprime ma colère et je lui dis clairement qu'il aurait pu m'avertir avant de le faire et que c'est une atteinte à ma vie privée et que de plus je suis en pose entre 12h et 13h30 et que pour moi c'est un manque de confiance évident. Il me semble tout de même que l'on ne peut pas autoriser ensuite supprimer sans avertissement un accès à internet de cette façon. Il n'y a d'ailleurs jamais eu de chartre informatique dans l'école. Pouvez-vous me dire si vous pensez que cela peut relever d'un harcèlement moral. Et je suis tributaire de son bon vouloir pour le renouvellement de mon contrat et pourtant il a accepté de renouveler pour 6 mois, ce qui est étonnant. Mais je vais travailler la boule au ventre et je me sens diminuer et surtout me rappeler que je suis un contrat précaire et je ne sais pas si je vais pouvoir continuer ce travail dans ces conditions. J'envisage de demander un rdv avec l'inspecteur de la circonscription ou lui écrire. Curieusement après une demande d'entretien à ce sujet quelques jours après ou j'ai exprimé mon mécontentement et demander des explications, il m'a remis l'accès au pôle emploi et m'a autorisé à prendre un autre ordi que le mien entre 12h et 13h30 ce qui est très inconfortable. Si vous pouvez me donner votre avis et j'aimerai bien avoir votre conseil. Je vous remercie par avance.
  • zabelete - Membre Le 13-04-2016 à 09:42

    Je suis atterrée par tant de cas, comme le mien! Je découvre que ma cadre se rend complice du harcèlement dont je suis victime. Sur mon planning prévisionnel, elle m'a gommé un w.e. que je reprenais d'une collègue absente. Je précise que sa remplaçante deuis peu, est incapable d'assurer ce w.e.!!!Je suis la seule pour laquelle ,elle a gommé et a ajouté des anotations! J'ai appris qu'elle avait fait courir des rumeurs et diffamations à mon sujet avant que je prenne mon poste dans son service il y a 2 ans!!!Pourquoi tant de haine gratuite? Je suis le bouc émissaire, le mouton noir désigné d'office...Courage à vous aussi qui vivez l'enfer professionnel. Tenez bon, ils ne doivent pas nous suicider.
  • Fafalil - Visiteur Le 20-05-2016 à 20:09

    Je suis dans une situation qui me cause beaucoup de stress, mais j'ai du mal à identifier s'il s'agit d'une situation de harcèlement. Ca se passe dans le secteur public.

    En tant que Directrice adjointe depuis deux ans dans une mairie, je ne compte pas mes heures ni mon investissement. J'ai connu une année 2015 difficile car ma directrice, revenant de congés maternité, a privilégié toute l'année sa vie de famille (beaucoup de congés, jours enfants malade, horaires plus que light) en me laissant une bonne partie de son travail sur les bras, même pendant les 3 mois où j'ai compensé l'absence d'une autre collègue (partie à cause de ses relations avec cette même directrice). De ce fait, je n'ai pas pu prendre une partie de mes congés, que j'ai mis sur un compte épargne de temps.

    De plus, le fonctionnement de ma directrice quand elle est présente est très particulier : elle a un management directif : elle communique peu, impose sans concertation, demande toujours les choses au dernier moment, sollicite systématiquement le soir ou la veille d'un départ en congés sur des dossiers importants, redemande sans arrêt les mêmes choses et veut tout pour tout de suite.

    En janvier, je lui ai signifié mon intention de muter dans une autre région à la fois parce que la situation ne me convenait plus, et que le stress permanent commençait à se ressentir sur ma santé (fatigue, saignements de nez, tremblements de main, etc.), et aussi pour un rapprochement familial. Dès ce moment, elle a totalement changé d'attitude. Elle m'a repris la majorité de mes dossiers, la plupart du temps sans me prévenir ni m'informer des avancées ; elle organise des réunions sans me convier, bref elle ne me laisse plus jouer mon rôle d'adjointe. Les premiers temps, je l'ai mal vécu, car ça été très soudain... mais après quelque temps, j'en ai pris mon parti car je peux souffler un peu et je me concentre sur des dossiers de fonds qui trainaient depuis quelques temps. 

    Le problème, c'est qu'en parallèle, elle me refuse des congés (toujours au motif qu'elle avait besoin des mêmes jours et ayant un enfant en bas âge, elle est prioritaire) et elle m'impose de continuer de la remplacer quand elle est absente. Or, si elle ne me confie pas les infos, je vois mal comment je peux prendre le relais... je passe donc pour une incompétente auprès de mes collègues.

    Bref, je passe des entretiens dans d'autres collectivités et je tiens ma directrice systématiquement informée. Mardi j'apprends que je suis recrutée par voie de mutation. Je l'informe aussitôt. Elle me confirme (je m'en doutais) qu'elle m'imposera le délai de mutation maximal avant mon départ (3 mois dans la fonction publique), donc le 17 août. Je lui fais un point sur mes congés et lui soumet mes demandes pour qu'on s'accorde sur ma date de départ afin de préparer mon déménagement.

    Hier, voici qu'elle me refuse le bénéfice de mon CET avant de partir et m'impose de le transférer là où je suis recrutée. En général, ça se produit lorsqu'il y a un arrangement sur la date de départ. Or là, il n'y aura pas d'accord : elle veut imposer le délai maximal et la reprise des jours de mon CET. Elle se cache derrière les "nécessités de service". Elle a pris sur elle de contacter ma collectivité d'accueil derrière mon dos pour leur imposer la reprise des jours, et de ce fait, risquer de compromettre ma relation avec ma nouvelle responsable alors même que je ne suis pas encore arrivée.

    De plus, comme elle souhaite prendre ses congés début août, elle veut m'imposer d'être présente alors que ce sont les deux dernières semaines avant ma mutation et que j'aurai déjà déménagé à 300 kilomètres. 

    Malgré l'absurdité de la situation, elle s'entête et honnêtement je finis par penser que c'est uniquement pour me "punir". Est-ce parce que ça me concerne et que je ne suis pas objective ou peut-on qualifier ce que je ressens comme un acharnement de sa part de harcèlement ? 

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