Une société civile immobilière familiale donne la possibilité aux membres d’une famille d’être propriétaires, dans des proportions différentes ou non, de gérer un ou plusieurs biens immobiliers. Cette société permet d’écarter l’application des règles de l’indivision et de confier la gestion du patrimoine aux ayants droit tout en réduisant la somme des droits de donation ou de succession.

La SCI : une solution pratique dans plusieurs situations

Il arrive couramment que des personnes ne l’ayant pas choisi au départ se retrouvent propriétaires d’un bien immobilier. Dans ce cas, on applique les règles d’indivision et tous les propriétaires doivent apprendre à gérer ensemble le bien et prendre des décisions communes. Chaque propriétaire d’un bien en SCI est libre de sortir de l’indivision à tout moment. Cela se traduit le plus souvent par la vente immobilière. En cas de désaccord, une situation de blocage se crée entre les parties. Il est recommandé de constituer une société civile immobilière pour éviter des dérives surtout dans le cadre d’une succession.

La SCI offre de nombreux avantages tels que la gestion et la transmission facile. La création d’une telle société permet de confier la gestion du patrimoine immobilier à une seule personne pour éviter les conflits de famille suite à une mésentente. Cette société permet de pérenniser le patrimoine sur plusieurs générations. Dans une société civile immobilière, la vente forcée est prohibée. Le copropriétaire qui souhaite quitter la SCI devra vendre ses actions aux autres membres.

Comment fonctionne une SCI ?

Pour constituer une SCI , deux personnes suffisent. La loi ne prévoit aucune condition de nationalité, ni de membres comme dans d’autres formes de sociétés. Il est possible d’intégrer un mineur dans une société civile immobilière, car cette dernière n’a pas vocation commerciale. L’objet social de cette société ne peut comporter de caractère commercial. Il se limite uniquement à la gestion du patrimoine immobilier et ne concerne pas l’achat ou la vente. La durée de vie d’une SCI est de 99 ans et les statuts qui régissent son fonctionnement doivent impérativement être rédigés par un avocat ou un notaire.

La rédaction desdits statuts est libre, mais il est nécessaire d’y intégrer certaines clauses relatives à l’étendue du mandat du gérant. Il convient aussi de prévoir une réglementation spécifique en cas de vente ou échange de parts. La responsabilité des associés d’une SCI est illimitée et non solidaire en ce qui concerne les dettes.

Qui dirige une SCI ?

La SCI est gérée par un gérant nommé pour le traitement des affaires courantes, car les décisions les plus importantes sont prises en assemblée d’après la majorité prévue par les statuts. Ce dernier est mentionné dans les statuts ou dans un acte annexe délimitant ses pouvoirs. Il est possible d’avoir plusieurs gérants dans une SCI. Le gérant désigné peut avoir des missions administratives (établissement du bilan, gestion des comptes annuels). Au sein d’une société familiale composée uniquement de parents et d’enfants et dans laquelle les parents sont les co-gérants, la durée de leur mandat n’est pas précisée et cesse à leur mort ou à la fin de la durée de vie de la SCI.

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