Il existe 3 grandes catégories de provisions pour dépréciation :
- les provisions pour dépréciation des stocks. Schématiquement, on peut dire que ce type de provision peut être constitué par l'entreprise dès lors qu'elle constate, lors de l'inventaire de ses stocks à la clôture de son exercice, que la valeur de vente de ses stocks au regard des tarifs en vigueur est inférieure à leur valeur d'inventaire (soit à leur "coût réel", qui se rapporte à leur valeur d'achat du bien ou à leur coût de production) (1) ;
- les provisions pour dépréciation des immobilisations qui visent à compenser la perte (réversible) de la valeur de certaines immobilisations de l’entreprise. Pour mémoire, on parle “d’immobilisation” pour désigner un bien dont l’entreprise est propriétaire et dont elle se sert de manière pérenne dans le cadre de son activité ;
- les provisions pour créances douteuses ou litigieuses.
Ce dernier cas de figure peut notamment se rencontrer dans l’hypothèse où le recouvrement d’une créance se trouve compromis (2) :
- soit, par exemple, en raison de la mauvaise situation financière du débiteur (on parle alors de “créance douteuse”) ;
- soit en raison d’un litige, entre l’entreprise et le débiteur de la créance, sur le principe ou la quotité de la créance (on parle alors de “créance litigieuse”).
petit livre très pratique et synthétique et à jour.