Principe
Le droit français prévoit 3 types de procédure collective selon le degré de gravité de la situation de l’entreprise en difficulté, à savoir :
- la procédure de sauvegarde de justice (1) ;
- la procédure de redressement judiciaire (2) ;
- la procédure de liquidation judiciaire (3).
Ces procédures sont dites “collectives” dans la mesure où elles concernent l’entreprise elle-même, mais aussi ses créanciers.
Dans le cadre de ce type de procédure, les créanciers de l’entreprise n’ont pas vocation à pouvoir agir seuls et de manière individuelle dans le cadre du recouvrement de leurs créances respectives.
Ils sont tenus de confier la représentation et la défense de leurs intérêts à un mandataire (ou liquidateur) judiciaire désigné par le tribunal compétent. En effet, lors du jugement d'ouverture, la gestion de l'actif (biens et droits) et du passif (créances notamment) de l'entreprise en difficulté est confiée à ce dernier, dès lors aucune opération financière ne pourra être faite par une autre personne que l'administrateur judiciaire.
Le but est de soumettre les créanciers à des règles communes, et à les placer sur un pied d’égalité, en s’assurant qu’aucun d’entre eux n’obtiennent un avantage particulier au détriment du reste du groupe.
Exceptions
Ce principe d’égalité souffre néanmoins de certaines exceptions. En effet, certains créanciers, parmi lesquels les administrations fiscale et sociale, peuvent bénéficier d’un traitement préférentiel de leurs créances.
Si vous détenez une créance à l’égard d’une entreprise placée en procédure collective, il est donc essentiel, avant toute chose, de prendre contact avec le mandataire ou le liquidateur judiciaire pour connaître l’état de la situation et la marche à suivre, notamment pour déclarer votre créance conformément aux règles applicables.
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