La mise en demeure marque le début de la phase amiable. Il s'agit ici de montrer sa bonne foi et de trouver un accord de règlement. Si vous pouvez payer la somme demandée, vous pouvez vous en acquitter pour éviter les poursuites judiciaires.
Cependant, si vous ne pouvez pas, il convient de prendre contact avec le commissaire de justice pour lui indiquer la situation financière dans laquelle vous vous trouvez. Vous devrez alors lui indiquer vos ressources et vos débits pour évaluer une éventuelle échéance, en vue de pouvoir reprendre le paiement de la créance.
À défaut de paiement de ces échéances, le commissaire de justice (1) pourra demander un titre exécutoire au juge pour vous forcer au paiement (2). Si vous ne pouvez toujours pas vous acquitter des sommes, il pourra saisir vos biens meubles, immeubles ou encore financiers.
À savoir : depuis le 1er juillet 2025, la saisie des rémunérations permet à un créancier muni d’un titre exécutoire de prélever directement entre les mains de l’employeur ou de l’organisme qui verse des prestations à son débiteur. Cette réforme transmet donc au commissaire de justice les dernières compétences préalables du juge de l'exécution en matière d'exécution forcée mobilière (3).
En effectuant ces saisies sur rémunération, le commissaire de justice devra veiller au respect de leur caractère alimentaire : certains revenus sont en effet insaisissables (primes d’intéressement, remboursement des frais professionnels…) et l’employeur doit toujours laisser un montant déterminé par décret.
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