La rétrogradation peut constituer une alternative au licenciement. Elle intervient une fois que l'employeur a essayé de prendre différentes mesures et que les motifs de la sanction sont justifiés.
Au regard de la sanction que l'employeur veut utiliser, il doit s'assurer qu'elle est proportionnelle à la gravité de la faute commise par le salarié et licite (1).
Ainsi, un salarié peut faire l'objet d'une :
- rétrogradation pour insuffisance professionnelle : si le salarié demeure un bon élément pour l'entreprise, un changement de poste peut être fait (rétrogradation ou mutation). Cette mesure n'a pas de caractère disciplinaire (2) ;
- rétrogradation disciplinaire : très délicate, cette mesure nécessite l'accord du fautif car elle ne doit pas s'apparenter à une sanction pécuniaire à un manquement disciplinaire. Ce type de rétrogradation doit être assortie d'une diminution des responsabilités et/ou de la charge de travail (3) ;
- rétrogradation administrative ou économique : en cas de réorganisation de l'entreprise suite à des difficultés économiques. Dans ce cas, soit le salarié refuse le nouveau poste proposé (par ce qu'il est moins bien rémunéré ou moins important) et négocie une indemnité de départ, soit il accepte cette réaffectation et reste dans les effectifs de l'entreprise.
⚠ La rétrogradation "cachée" est une rétrogradation sans baisse de salaire, dans laquelle le salarié voit ses responsabilités retirées au fur et à mesure. Cela peut dans certains cas être assimilé à du harcèlement moral.
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