Par principe, seul le chef d'entreprise peut prendre l'initiative de la mise en place d'une procédure de prévention des difficultés.
Néanmoins, compte tenu des risques induits par l'absence de recours aux moyens préventifs de règlement des difficultés par les entreprises, la loi a mis en place diverses procédures d'alerte du chef d'entreprise, dans le but de le contraindre à agir en cas de difficultés.
Ainsi, le commissaire aux comptes, le Comité social et économique (CSE) lorsqu'ils existent, et les associés et actionnaires de la société peuvent prendre à partie le dirigeant et lui demander de réagir face à des difficultés économiques rencontrées par l'entreprise, si celles-ci sont de nature à faire courir un risque pour sa pérennité.
En l'absence de réaction adaptée de sa part, le président du tribunal compétent peut, à son tour, être sollicité et convoquer le dirigeant afin d'envisager avec lui les moyens lui permettant de rétablir la situation.
Le but est simple : confier la surveillance de la société à divers interlocuteurs, aux rôles complémentaires, dans le but d'assurer la meilleure protection de celle-ci et de préserver, à terme, sa viabilité financière et son emploi.
Ce que pensent nos clients :
Cécile B.
le 16-06-2017
Très intéressant