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Propos discriminant

Visiteur

Le 07-09-2023 à 20:58

Bonjour, Je m’excuse tout d’abord si mon article n’est pas dans la bonne catégorie. Je viens vers vous afin d’avoir un avis juridique. Je vous explique la situation : Je suis étudiant dans une école de commerce, lors d’échange avec mes camarades de classes dans lesquels nous rigolions et nous taquinions, 3 d’entre nous ont répondu à une de mes camarades « oh t’es une michto » ce qui a provoqué le rire de la personne a qui nous l’avions dit et par la suite des blagues entre nous, mais rien de mal jusqu’ici. Quelques jours après nous sommes convoqués auprès de la pédagogie pour avoir dis « michto » a notre amie. La raison ? La coordinatrice pédagogique était présente à ce moment dans la classe et a entendue. Elle a donc été voir la responsable pédagogique pour lui demander de nous mettre 3 avertissements, mentionnés sur notre dossier scolaire et donc préjudiciable pour la suite de nos études, nous qualifiant d’harceleur moral. Le problème est qu’ils n’ont pas été sondés notre amie a qui nous l’avons dit pour savoir ce qu’elle ressentais par rapport à ca. Ca a donc été la première dans l’incompréhension jugeant que la mesure était ridicule et qu’ils avaient parlé en son nom sans son accord alors qu’elle avait pris ca a la rigolade et que la mesure allait trop loin. Nous sommes donc 3 a avoir eu cette mesure (dont le délégué). La responsable pédagogique a donc fait sortir 2 d’entre nous de son bureau et est restée seulement le délégué. La responsable pédagogique a sorti au délégué « Je suis déçue de vous « PRENOM », je n’aurai pas pensé que vous feriez parti de CE GROUPE LA » Sauf qu’il a fait part de ces propos lors de son retour, qui nous ont choqué nous mais également les autres membres de la classe. Pour nous elle nous compare à des personnes provoquant le brouah, les problèmes et même le fait de nous comparer à des harceleurs nous choquent. Comme je l’ai dit la personne concernée en a rigolé et a meme spécifiée à notre professeur principal que c’était ridicule. Nous sommes donc touchés par les propos qui ont été prononcés à notre encontre et cela nous travaille énormément. Pour nous ce sont des propos discriminatoires et infondés qui ont été portés à notre encontre. Nous souhaiterions savoir si quelque chose etait possible concernant ces propos ? Je ne vous cache pas que ca touche mentalement. Je vous remercie d’avance, Bien cordialement,

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  • Moderateur

    Le 08-09-2023 à 10:19

      + 1000 messages


    Bonjour,

    Le fait de traiter une jeune fille de michto (que l'on peut comprendre par pute, ce terme trivial étant dans le dictionnaire officiel contrairement à michto qui n'est que dans le dico des ados) constitue un traitement discriminatoire sexiste.

    Dans le contexte actuel (voir lien INSEE*) ce qui serait anormal serait qu'une responsable pédagogique ne relève pas cela, au motif que cela aurait été lancé sur le mode de la plaisanterie.

    Apprenez au passage que le code pénal n'y trouve aucune matière à plaisanter (articles 225-1 et suivants**) et n'allez surtout pas dire un jour devant un juge que vous le verriez comme ridicule de sanctionner une atteinte à la dignité de la personne. Car c'en est une.

    * voir : https://www.insee.fr/fr/statistiques/6473349

    ** voir : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045391831

    cordialement
    zen maritime 
    +3
    + -
  • Membre

    Le 08-09-2023 à 16:55

      + 1000 messages


    Bonjour,
    *
    Les blagues à tonalité sexiste et insultante ou les propos sexistes et insultants sont à réserver à un public choisi et averti.
    *
    Juridiquement, ce qui est discriminatoire (au sens légal) ce sont vos propos. 
    *
    La qualification de harcèlement me semble infondée, on est plutôt sur de l'outrage ou de l'injure sexiste. La réaction de la personne visée par les propos ne change rien au fait que les propos tenus constituent un délit. Les faits ne semblant pas contestés, la sanction est justifiée.
    *
    On ne peut pas reprocher aux responsables éducatifs de sanctionner des propos qui tombent sous le coup de la loi pénale. A l'avenir, veillez à ne pas tenir ce genre de propos en présence de gens que cela pourrait choquer. En matière raciste ou sexiste, l'absence de réaction négative de la victime n'est pas une excuse, de même que le prétexte de l'humour.
    *
    Vous pouvez toujours tenter de faire lever la sanction en allant vous excuser, en disant que vous n'aviez pas conscience de la gravité de vos propos, et en proposant une mesure alternative (par exemple organiser l'intervention d'une association qui expliquera à vos camarades de classe pourquoi traiter une femme de traînée ou un homme de gigolo en public tient plus du délit que la bonne blague).
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