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Bon à savoir : 

À compter du 1er mai 2026, tous les employeurs relevant du champ d'application de la CCN des entreprises de services à la personne seront tenus de faire adhérer leurs salariés non-cadres à un nouveau régime de prévoyance. Pour obtenir tout le détail du nouvel accord instituant celui-ci, consultez notre dossier dédié !

Convention collective nationale (CCN) des entreprises de services à la personne du 20 septembre 2012 (IDCC 3127) : présentation 

Champ d'application professionnel

La convention collective nationale (CCN) des entreprises de services à la personne s'applique (conditions cumulatives) (1) :

  • aux entreprises à but lucratif (et non aux associations) ;
  • dont l'activité principale est la prestation/la délivrance de services à la personne ou, depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, l'accueil collectif des enfants de moins de 6 ans ;
  • qui exercent leur activité principale sur le lieu de vie du bénéficiaire de la prestation (domicile, résidence ou lieu de travail), ou depuis le 1er janvier 2025, dans le cadre de l'accueil des enfants de moins de 6 ans en dehors de leur domicile par des entreprises de crèches et de micro-crèches, au sein de leurs locaux ;
  • sur le territoire français (DOM compris), quel que soit le pays d'établissement de l'employeur.
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Vous vous interrogez sur les dispositions de la CCN des entreprises de services à la personne ?

Grâce à notre synthèse à jour des derniers accords, découvrez, dans le détail, tous les points essentiels à connaître de la Convention collective des entreprises de services à la personne.
Prévoyance bientôt obligatoire pour certains salariés, salaires, période d'essai, périodes d'astreintes, travail de nuit, jours fériés, congés exceptionnels... 
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Inclus : 39 questions-réponses ; 4 fiches explicatives.

Quelles sont les activités visées par la CCN des services à la personne ?

Les activités visées par la CCN sont celles ayant trait (2)

  • à la maison (entretien du linge, petits travaux de jardinage et de bricolage, etc.) ;
  • à la famille (garde d'enfants à domicile, soutien scolaire, depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, accueil des enfants de moins de 6 ans par des entreprises de crèches ou de micro-crèches, etc.) ;
  • à l'accompagnement des personnes âgées, dépendantes et/ou handicapées ;
  • aux services à la personne fournis sur le lieu de travail des personnes concernées (conciergerie d'entreprise, livraison de courses, etc.).
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📑 Cette actualité pourrait aussi vous intéresser : Convention collective 66 Services aux handicapés 2026 : grille de salaire et avantages

Que contient la CCN des entreprises de services à la personne ? Classification des emplois, congés, prime d'ancienneté, prévoyance, etc.

La CCN des entreprises de services à la personne s'organise en différentes parties, notamment relatives :

💡 En termes de rémunération, elle contient aussi une grille de classification des emplois et des salaires minimum conventionnels (SMC) (dont la dernière mise à jour est effective depuis le 1er juillet 2024), ainsi que diverses dispositions relatives, par exemple, à la prime d'ancienneté à laquelle peuvent prétendre certains salariés.

1er juillet 2024Modification des minima conventionnels

📑 Pour obtenir plus de détails, consultez notre actualité : Nouvelle grille des salaires de la convention collective nationale des entreprises de services à la personne

Entre autres dispositions, la CCN fixe également le sort des jours fériés lorsque ceux-ci tombent des jours travaillés.

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CCN des entreprises de services à la personne : des jours fériés travaillés ou chômés (Noël, Pâques, etc.) ?

Quels sont les différents jours fériés prévus par le Code du travail ? Rappel

Pour mémoire, la loi fixe les différents jours fériés au cours de l'année civile (3)

  • le 1ᵉʳ janvier ;
  • le lundi de Pâques ;
  • le 1ᵉʳ mai qui, selon les termes de la loi, est le seul jour férié obligatoirement chômé (= non travaillé) en entreprise (4) ;
  • le 8 mai ;
  • l'Ascension ;
  • le lundi de Pentecôte ;
  • le 14 juillet ;
  • l'Assomption ;
  • la Toussaint ;
  • le 11 novembre ;
  • le jour de Noël.

🔍 Bon à savoir : il s'agit là de dispositions d'ordre public (auxquelles il ne peut pas être dérogé).

📑 À lire : Calendrier des jours fériés en 2026 : les droits des salariés

Quelles sont les règles applicables en matière de jours fériés selon la CCN des entreprises de services à la personne ? 

Le statut particulier des 1ᵉʳ mai et 25 décembre de l'année : en principe non travaillés et payés

Selon la CCN, constituent des jours fériés chômés et payés pour les salariés, s'ils tombent sur un jour habituellement travaillé :

  • le 1ᵉʳ mai ;
  • et le 25 décembre

Leur chômage ne donne lieu à aucune réduction de salaire pour les salariés.

Il reste néanmoins possible, dans certaines circonstances, qu'un salarié de l'entreprise (qu'il relève du personnel administratif ou intervenant) soit amené à travailler sur ces 2 jours.

Le travail effectué ce jour-là par le salarié ne peut avoir trait qu'à des interventions exclusivement liées :

  • aux actes essentiels de la vie courante ;
  • à l'accompagnement spécifique des bénéficiaires ;
  • et à la continuité d'organisation des services qui en découlent.

Dans une telle hypothèse, le salarié doit toucher, en plus de son salaire, une indemnité égale à 100 % du montant de celui-ci.

📑 Cette actualité pourrait aussi vous intéresser : Jours fériés de mai 2026 : comment devez-vous rémunérer les jours travaillés ?

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Le statut des autres jours fériés : en principe travaillés avec majoration de salaire

Les autres jours fériés (désignés comme des "jours fériés ordinaires" dans le texte de la CCN) ne sont pas obligatoirement chômés et payés : ils peuvent faire l'objet de dispositions régionales et départementales particulières, qu'il convient de consulter.

Si le salarié est tenu de travailler l'un de ces jours, il doit percevoir une rémunération majorée au minimum de 10 % (si le jour férié tombe un dimanche, le salaire ne peut néanmoins pas faire l'objet d'une double majoration).

💡 Le salarié peut-il refuser de travailler un jour férié ordinaire ? Oui, au maximum 2 fois par an. Dans cette limite, ses refus ne constituent pas une faute ni un motif de licenciement.

🔍 Bon à savoir : si le salarié ne veut pas travailler un ou plusieurs jours fériés, il peut le préciser dans le cadre de ses plages d'indisponibilité, qui doivent figurer dans son contrat de travail.