Quels sont les jours fériés en France selon le Code du travail ?
En France, le Code du travail fixe la liste des 11 jours fériés légaux (1).
Certaines régions bénéficient de jours fériés supplémentaires comme le Vendredi saint et la Saint-Etienne en Alsace-Moselle.
Quels sont les jours fériés en 2026 ? Calendrier
| Événement | 🗓 Date |
| Jour de l'an | Jeudi 1er janvier 2026 |
| Lundi de Pâques | Lundi 6 avril 2026 |
| Fête du travail | Vendredi 1er mai 2026 |
| Victoire 1945 | Vendredi 8 mai 2026 |
| Jeudi de l'Ascension | Jeudi 14 mai 2026 |
| Lundi de Pentecôte | Lundi 25 mai 2026 |
| Fête nationale | Mardi 14 juillet 2026 |
| Assomption | Samedi 15 août 2026 |
| Toussaint | Dimanche 1er novembre 2026 |
| Armistice 1918 | Mercredi 11 novembre 2026 |
| Noël | Vendredi 25 décembre 2026 |
Les journées de commémoration de l'esclavage : jours fériés dans les départements et régions d'Outre-mer
En Outre-mer, les journées de commémoration de l'esclavage sont des jours fériés, dont la date varie selon le département, la région ou la collectivité (2) :
| Département/Région/Collectivité d'Outre-mer | 🗓 Date |
| Mayotte | 27 avril |
| Martinique | 22 mai |
| Guadeloupe et Saint-Martin | 27 mai |
| Guyane | 10 juin |
| Saint-Barthélemy | 9 octobre |
| La Réunion | 20 décembre |
Tous les jours fériés sont-ils des jours chômés de manière obligatoire ?
Un jour férié n'est pas nécessairement chômé.
Principe : légalement, parmi tous les jours fériés, seul le 1er mai est d'ordre public, c'est-à-dire qu'il est obligatoirement chômé (= non travaillé) par l'ensemble des salariés (3).
Exception : dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent pas interrompre la cadence, il est possible de faire travailler les salariés le 1er mai (4).
Bon à savoir : les autres jours fériés sont des jours "ordinaires", donc non chômés.
Ces jours peuvent toutefois être chômés pour 3 raisons :
- parce que cela est prévu par une négociation collective - un accord d'entreprise ou, à défaut, des dispositions conventionnelles (5) ;
- parce que l'employeur décide unilatéralement que ces jours fériés ordinaires seront chômés (6) ;
- parce que le salarié a moins de 18 ans (7).
📌 Exemple :
La Convention collective nationale (CCN) de l'immobilier prévoit que les 11 jours de fêtes légales sont chômés et rémunérés (1er mai, 1er janvier, lundi de Pâques, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, Assomption, Toussaint, 11 novembre, Noël) (8).
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| Principe | Exception |
| 1er mai | Jour chômé (= non travaillé) | Travaillé si l'interruption de l'activité est impossible |
| Autres jours fériés | Jours travaillés : aucune disposition légale ne rend obligatoire le chômage d'un jour férié autre que le 1er mai | Non travaillés :
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Comment sont rémunérés les jours fériés travaillés ?
Dans les établissements et services dont l’activité ne peut être interrompue, les salariés travaillant le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail effectué, à une indemnité égale au montant de ce salaire. Autrement dit, le travail accompli ce jour-là est majoré à 100 % (4). Cette indemnité est à la charge de l'employeur.
Quelle majoration quand un jour férié tombe sur un jour de travail ?
En cas de travail un jour férié autre que le 1er mai, la loi ne prévoit ni majoration de salaire, ni repos compensateur. Toutefois, un accord d'entreprise ou une convention collective peut prévoir des dispositions plus favorables.
📌 Exemple :
La Convention collective de l'Animation prévoit que : "le travail exceptionnel (...) les jours fériés donne lieu soit à une récupération d'une durée égale, majorée de 50 %, soit au paiement des heures effectuées, majorées de 50 %" (9).
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| Principe | Exception |
| 1er mai | Majoration de 100 % | Application d'un accord d'entreprise (ou de la CCN si dispositions plus favorables) |
| Autres jours fériés | Pas de majoration, ni de repos compensateur prévu par le Code du travail | Un accord d'entreprise, la CCN ou une décision de l'employeur peuvent prévoir un traitement plus favorable |
Est-ce que les jours fériés chômés doivent être rattrapés ? Que risque le salarié s'il décide de chomer un jour férié normalement travaillé ?
Les heures de travail non accomplies pendant un jour férié chômé ne donnent pas lieu à récupération (10).
En revanche, lorsque le jour férié est travaillé et qu’un salarié ne se présente pas sans motif légitime, cela peut être considéré comme une absence injustifiée. L’employeur peut alors procéder à une retenue sur son salaire pour les heures non effectuées (11) et, le cas échéant, engager une procédure disciplinaire.
Bon à savoir : le chômage du 1er mai ne peut être une cause de réduction de salaire. Par ailleurs, si les jours fériés ordinaires - autres que le 1er mai - sont chômés dans l'entreprise, les salariés ne doivent subir aucune réduction de leur rémunération, dès lors qu'ils justifient d'au moins 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise ou dans l'établissement (12).
Si le jour férié tombe un dimanche ou sur un jour de repos, le salarié sera-t-il indemnisé ? Quel est l'impact sur son salaire ?
Lorsque le jour férié coïncide avec un jour de repos hebdomadaire, les salariés concernés n'ont pas le droit à une indemnisation supplémentaire (13), ni à un congé supplémentaire.
Toutefois, certaines conventions collectives peuvent prévoir, dans ce cas, que le salarié bénéficie d'un jour de repos supplémentaire rémunéré.
Que se passe-t-il si un jour férié tombe pendant les congés payés ?
Si le jour férié est un jour ouvrable :
- chômé dans l'entreprise : il n'est pas décompté sur les congés payés ;
- travaillé dans l'entreprise : il est décompté des congés payés (cela nécessitera de poser un jour de congé).
La journée de solidarité peut-elle être effectuée un jour férié ?
Oui.
Mise en place en 2004 en vue d'assurer le financement des actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées, la journée de solidarité concerne tous les actifs.
La journée de solidarité prend la forme (14) :
- d'une journée de travail supplémentaire sur l'année non rémunérée pour les salariés ;
- de la contribution de solidarité pour l'autonomie pour les employeurs.
Dans le secteur privé, les modalités d'accomplissement de la journée de solidarité sont fixées par convention, par accord d'entreprise (ou d'établissement), ou par accord de branche.
À défaut d'accord collectif, elles sont définies par l'employeur après consultation de l'instance représentative du personnel.
En pratique, le salarié peut travailler :
- pendant un jour férié qui était précédemment chômé, autre que le 1er mai (en général, le lundi de Pentecôte) ;
- ou lors d'une journée de réduction du temps de travail (JRTT) ;
- ou selon toute autre modalité, dès lors qu'il effectue 7 heures précédemment non travaillées.
Bon à savoir :
- les heures travaillées pendant cette journée ne donnent pas lieu à majoration ;
- si la journée de solidarité est fixée un jour férié, elle ne concernera pas les travailleurs mineurs - qui ne peuvent pas travailler un jour férié.
Comment sont organisés les ponts dans une entreprise ?
Rappel : faire le pont consiste à ne pas travailler pendant 1 ou 2 jours ouvrables compris entre un jour férié et un jour de repos, voire un autre jour férié.
Lors de l'année 2026, il est possible de réaliser 4 ponts.
Les ponts peuvent résulter :
- d'une proposition faite par le salarié. À noter qu'un employeur est en droit de refuser une demande de pont, la loi ne prévoyant pas l'attribution d'office de celui-ci ;
- d'une exigence de l'employeur. À noter que ce dernier peut exiger que les heures non travaillées pendant la journée du pont, soient récupérées (15).
Références :
(1) Article L3133-1 du Code du travail
(2) Article L3422-2 du Code du travail
(3) Articles L3133-4 et L3133-5 du Code du travail
(4) Article L3133-6 du Code du travail
(5) Article L3133-3-1 du Code du travail
(6) Article L3133-3-2 du Code du travail
(7) Articles L3161-1 et L3164-6 du Code du travail
(8) Convention collective nationale de l'immobilier, administrateurs de biens, sociétés immobilières, agents immobiliers, etc., article 21.1, IDCC n°1527
(9) Convention collective nationale de l'animation du 28 juin 1988, Article 5.4.2, IDCC n°1518
(10) Article L3133-2 du Code du travail
(11) Cass. Soc., 3 juin 1997, n°94-42197
(12) Article L3133-3 du Code du travail
(13) Cass. Soc., 2 juillet 2002 n°00-41712
(14) Article L3133-7 du Code du travail
(15) Article L3121-50 du Code du travail




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