Tout savoir sur la transmission d'entreprise à titre gratuit
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En bref
Si vous êtes chef d'entreprise, vous allez être amené, à un moment ou à un autre, à vous interroger sur la transmission de votre structure à un tiers ou à vos proches.
Cette décision peut faire suite à différents évènements, plus ou moins prévus ou prévisibles : changement de trajectoire professionnelle, retraite, accident de vie, etc.
Dans tous les cas, il s'agit d'une étape incontournable, qui vous poussera à vous interroger sur les options qui vous sont offertes au vu des paramètres de votre situation.
La transmission d'une entreprise (patrimoine professionnel, s'il s'agit d'une entreprise individuelle, ou titres sociaux, s'il s'agit d'une société) peut s'envisager à titre onéreux (cession/vente) ou à titre gratuit (à la suite d'une donation de votre vivant, ou par voie successorale suite à votre décès).
Si c’est cette dernière option qui retient votre attention, vous allez devoir vous questionner sur certains enjeux : à qui envisagez-vous de transmettre votre entreprise ? Souhaitez-vous agir de votre vivant (donation), ou attendre votre décès (succession) ? Envisagez-vous une transmission progressive de votre entreprise ou de vos droits sociaux ? Quelles sont les conséquences fiscales de l’opération envisagée, et comment parvenir à les optimiser ?
Les choix qui s'offrent à vous dépendent bien sûr de la forme initiale de votre structure : en effet, décider de transmettre une entreprise individuelle à titre gratuit peut générer des difficultés particulières, que vous pouvez néanmoins contourner par exemple en décidant d'apporter l'entreprise à une société.
Ce type d'opération se matérialise généralement par le transfert universel du patrimoine professionnel (TUPP) de l'entrepreneur individuel à une société nouvelle créée. Conditions à remplir, régime juridique applicable, etc. Découvrez le détail de cette opération particulière dans notre question/réponse !
Si vous êtes sûr de vouloir passer par une transmission à titre gratuit de votre entreprise, vous n’êtes néanmoins pas au fait des options qui s’offrent à vous. Et celles-ci sont nombreuses : apport de l’entreprise individuelle à une société, conclusion d’un Pacte Dutreil, démembrement de la propriété de vos parts sociales, donation de l’entreprise à vos salariés, mandat posthume, etc.
Concrètement, tout va dépendre du cas de figure dans lequel vous vous trouvez, et des objectifs (familiaux, économiques, fiscaux, etc.) que vous souhaitez atteindre.
Dans tous les cas, il est absolument nécessaire d’anticiper : l’importance des enjeux relatifs à l’opération de transmission d’entreprise impose de maîtriser les arcanes du sujet, et d’élaborer un plan d’action sur mesure, en adéquation avec vos attentes.
Pour vous aider à y voir plus clair, ce dossier contient divers contenus relatifs :
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30 Questions essentielles
Lorsqu'une entreprise est transmise aux héritiers d'un chef d'entreprise en raison de son décès, les conséquences fiscales peuvent être de diverses natures.
Prenons l'exemple du décès d'un exploitant d'une entreprise individuelle, industrielle ou commerciale.
|
Attention : Les développements qui vont suivre n'ont pas vocation à être exhaustifs. Chaque situation est différente, et peut donner lieu à l'application de règles particulières. |
Concernant l'imposition des bénéfices
Dans le cas où l'entreprise est une entreprise individuelle industrielle, commerciale, artisanale ou minière, ou une exploitation agricole imposée selon un régime réel, le seul décès de l'exploitant emporte cessation d'entreprise et donne lieu à l'imposition immédiate des bénéfices d'exploitation de l'entreprise, même si cette exploitation est poursuivie par les héritiers du défunt (1).
Dans ce cas, l'assiette de l'imposition est constituée :
Dans une telle hypothèse, la loi prévoit que les ayants-droits du défunt doivent impérativement produire les renseignements nécessaires à l'établissement de l'impôt dans les 6 mois à compter du décès.
|
Bon à savoir : L'imposition immédiate vise les bénéfices d'exploitation réalisés par l'entrepreneur individuel depuis le dernier exercice taxé, mais également l'ensemble des revenus dont il a disposé l'année de son décès (2). |
Notons par ailleurs que les plus-values nettes constatées en cas de décès de l'exploitant sont soumises, de plein droit, au régime fiscal des plus-values à long terme (3).
Sous conditions, les plus-values qui sont constatées à l'occasion du décès peuvent bénéficier d'une exonération spécifique (4), sur laquelle nous reviendrons.
Concernant les droits de succession
Le décès de l'exploitant va donner lieu à l'établissement d'une déclaration de succession par les héritiers, qui va permettre à l'administration de déterminer les droits de mutation ("droits de succession") applicables (5).
Cette déclaration doit être déposée dans les 6 mois (1 an, si le décès a lieu hors du territoire de France métropolitaine) suivant le décès, auprès du service des impôts compétent (6).
Les biens sont en principe évalués selon leur valeur vénale (valeur de marché) au jour du décès, sauf exception.
Les droits de succession applicables sont, sur la part revenant à chaque héritier ou légataire, calculés en 3 étapes :
Voici le détail des droits de mutation applicables en cas de succession (7) :
TABLEAU I : Tarif des droits applicables en ligne directe (ascendants et descendants)
|
Fraction de part nette taxable |
Tarif applicable (%) |
|
N'excédant pas 8.072 euros |
5 |
|
Comprise entre 8.072 euros et 12.109 euros |
10 |
|
Comprise entre 12.109 euros et 15.932 euros |
15 |
|
Comprise entre 15.932 euros et 552.324 euros |
20 |
|
Comprise entre 552.324 euros et 902.838 euros |
30 |
|
Comprise entre 902.838 euros et 1.805.677 euros |
40 |
|
Au-delà de 1.805.677 euros |
45 |
TABLEAU III : Tarif des droits applicables en ligne collatérale et entre non-parents
|
Fraction de part nette taxable |
Tarif applicable (%) |
|
Entre frères et sœurs vivants ou représentés : |
|
|
N'excédant pas 24.430 euros |
35 |
|
Supérieure à 24.430 euros |
45 |
|
Entre parents jusqu'au 4e degré inclusivement |
55 |
|
Entre parents au-delà du 4e degré et entre personnes non-parentes |
60 |
Bon à savoir : les époux et les partenaires de PACS sont exonérés de droits de succession (8).
La mise à jour du 22 juin 2026 concerne :
Envisager de transmettre votre entreprise à titre gratuit, c'est prendre une décision aux multiples conséquences. Choix du successeur, préparation de l'entreprise à sa transmission, détermination du mode de transmission privilégié, anticipation des conséquences fiscales... Être au fait de l'éventail de vos possibilités et des nouveautés, notamment celle de mai 2026 relative au "rescrit valeur", vous permettra de faire un choix éclairé : découvrez notre dossier !
La mise à jour du 26 juillet 2024 concerne :
Les raisons pouvant motiver un dirigeant d'entreprise à céder son activité sont diverses (retraite, décès, etc.). Nombreuses sont aussi les étapes à remplir avant de signer une transmission d'entreprise. Découvrez-les donc sans plus attendre et prémunissez-vous pour l'avenir afin d'éviter certaines difficultés à vos successeurs !
La mise à jour du 26 août 2022 concerne :
La transmission peut prendre plusieurs formes : la vente, la donation, etc. Pour limiter les risques juridiques et financiers, il faut en connaître les conséquences. Notre dossier est à jour des dernières jurisprudences.
Dossier juridique
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