Toute construction projetée, notamment lorsqu'elle revêt une certaine importance, doit faire l'objet d'une autorisation délivrée par la mairie de la commune sur le territoire de laquelle elle est envisagée (1). Cette autorisation doit être rendue publique afin de préserver les droits des tiers. En effet, tout intéressé estimant que la construction envisagée lui porte préjudice peut former un recours contre la décision d'octroi du permis.
Par exemple : le risque de boucher la vue, ou d'empiéter sur une servitude.
Cet affichage est effectué en mairie, et également au lieu de la construction via un panneau prévu à cet effet. Ce dernier doit comporter les informations relatives aux travaux projetés, ainsi qu'au bénéficiaire de l'autorisation de bâtir. Ces informations doivent être visibles depuis la voie publique (2).
A noter : la publication par voie d'affichage en mairie peut être remplacée par une publication par voie électronique sur le site internet de la commune (3).
A compter de la mise en place de ce panneau ou de la publication électronique, les tiers intéressés disposent d'un délai de 2 mois pour former un recours d'opposition à l'encontre de la construction projetée.
L'absence du panneau d'affichage n'est ainsi pas sanctionnée en elle-même. Mais elle empêche l'extinction du droit de recours. Ainsi, plus l'affichage du panneau est tardif, plus le bénéficiaire du permis pourra voir se former des recours de tiers, et ce en dépit de l'avancement de la construction (4).
En outre, en l'absence d'affichage, la limite à l'exercice des voies de recours est portée à un délai de 6 mois après l'achèvement de la construction en cause. Si la construction jugée est irrégulière à l'issue du recours, les sanctions peuvent aller d'une amende de 6.000 euros par mètre carré non conforme jusqu'à la démolition de la construction (5).
Si l'affichage a été réalisé en suivant les prescriptions légales et que la construction est conforme aux informations qui y sont portées, aucun recours ne peut plus être reçu passé le délai de 2 mois. En revanche, si la construction n'est pas conforme au permis, l'action publique se prescrit désormais par 6 ans au pénal (6), après l'achèvement total de la construction, et 10 ans au civil (démolition, mise en conformité) (7).
Un problème de handicap du genou droit.