Une proposition de loi, enregistrée à la présidence de l'Assemblée nationale le 3 juillet 2025 (1), vise à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai

Pour mémoire, le Code du travail prévoit que le 1er mai est un jour férié et chômé (2).

1,4 million de salariésConcernés par le texte

Auraient été concernés par cette nouvelle mesure, les salariés :

  • des boulangeries ;
  • des fleuristes ;
  • et de l'ensemble des établissements exerçant, à titre principal, une activité culturelle (de type cinémas et théâtres).

Les catégories d'établissements concernées devaient être déterminées par décret.

Selon les termes du texte, seuls les salariés volontaires auraient pu être amenés à travailler le 1er mai. Ils auraient perçu, à cette occasion, le double de leur rémunération. Tout salarié qui aurait refusé de travailler ce jour-là n'aurait pu faire l'objet d'aucune mesure discriminatoire, ni d'aucune sanction ou licenciement pour ce motif.

📅 Après avoir été adoptée par le Sénat, la proposition de loi a été rejetée par l'Assemblée nationale le 10 avril dernier. Elle devait désormais être examinée en commission mixte paritaire (CMP), réunissant députés et sénateurs. 

💡 Certains syndicats ont dénoncé le rejet préalable du texte par l'Assemblée nationale, qu'ils ont perçu comme une manoeuvre de certains groupes politiques destinée à éviter l'étude des amendements déposés par les députés et à accélérer l'adoption de la proposition de loi en CMP avant le 1er mai prochain.

Face à la pression, les organisations syndicales ont été reçues, lundi 13 avril en fin de journée, par le Ministère du travail. A l'issue de cette réunion, le Premier ministre Sébastien Lecornu a fait savoir qu'il renonçait à convoquer la CMP, enterrant de fait provisoirement le projet, et qu'il privilégierait un dialogue social approfondi avec les partenaires sociaux. 

⚠ En prévision du 1er mai 2026, des propositions ont néanmoins été faites, le 17 avril 2026, par le Gouvernement : les boulangers et fleuristes indépendants vont pouvoir faire travailler leurs salariés ce jour-là, sans être sanctionnés, à condition que ceux-ci soient volontaires ce jour-là et payés double.

Nous vous tiendrons informés de la suite !

(1) Proposition de loi visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai, n°1673
(2) Article L3133-4 du Code du travail