Trouver de nouvelles voies à explorer, observer, formuler des hypothèses... La vie du chercheur est une quête permanente, jalonnée d'avancées et de doutes. Un «métier passion» pour des scientifiques de haut vol.
Secteur(s) d'activité du métier de Chercheur(euse) en physique : Secteur fonction publique - Secteur recherche
Centre(s) d'intérêt du métier de Chercheur(euse) en physique (?) : Faire de la recherche
Nature du Travail du métier de Chercheur(euse) en physique Ancré dans le quotidien
Des micropuces pulvérisées dans l'atmosphère, capables de surveiller la qualité de l'air ou de détecter des substances chimiques. Ce n'est pas de la science fiction, mais bel et bien une application possible des nanosciences. Et le monde de l'infiniment petit est du ressort du physicien. Les applications mises au point par les physiciens sont largement ancrées dans notre vie quotidienne. Sans lui, le téléphone portable, le laser qui lit les codes-barres des achats, l'imagerie par résonance magnétique (IRM) n'auraient pas vu le jour.
Communiquer, échanger
La vie du chercheur se nourrit d'observations, de formulations, d'hypothèses mises à l'épreuve par l'expérimentation. Elle est faite aussi de tâtonnements, car on peut faire des manipulations et des analyses pendant des mois avant d'obtenir un résultat probant. Le chercheur participe à des colloques sur le plan international. Cela lui permet de savoir ce qui se passe dans d'autres laboratoires, d'entrevoir de nouvelles directions de recherche, mais aussi de faire connaître ses travaux. Il rédige parfois des articles dans des revues spécialisées et consacre beaucoup de temps à la lecture de publications scientifiques.
Conditions de Travail du métier de Chercheur(euse) en physique De la mesure à l'ordinateur
Le chercheur partage son temps entre ses appareils de mesure (en acoustique, en science des matériaux...) et son ordinateur. Par exemple, quand il n'observe pas la propagation des ondes, il consulte les bases de données mondiales sur l'avancée des recherches. Et il rédige beaucoup : pour transcrire ses observations, préparer le dépôt d'un brevet, diffuser des rapports d'activité et des articles scientifiques... Publier est primordial dans un environnement aussi compétitif. Et cela vaut pour le chercheur en laboratoire public comme pour celui recruté par des groupes privés.
Vie Professionnelle du métier de Chercheur(euse) en physique Des CDD dans le public aussi
Les chercheurs d'organismes publics tels que le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) ou l'INRA (Institut national de recherche agronomique), et les enseignants-chercheurs universitaires sont des fonctionnaires recrutés sur concours très sélectifs : environ 10 à 20 % des candidats sont admis comme chargés de recherche dans les organismes publics. Mais, faute de moyens publics, les organismes cherchent des partenariats auprès d'entreprises privées, avec des financements ponctuels pour une recherche donnée. Et cela débouche sur la création de contrats à durée déterminée (CDD), souvent d'un an.
Compétences du métier de Chercheur(euse) en physique Curieux et persévérant
Spécialiste dans son domaine, le chercheur a le goût de la quête et accepte d'être remis en question. Autonome, il sait identifier des problèmes nouveaux. Il s'adapte au travail en solitaire comme au travail d'équipe. Un programme de recherche associe des chercheurs, des thésards (doctorants), des ingénieurs et des techniciens.
Accès au métier de Chercheur(euse) en physique
Un doctorat sinon rien Un post-doctorat de un à deux ans sera valorisé par une entreprise privée s'il porte sur un thème de recherche qu'elle développe elle-même. Après le master, il faut choisir soigneusement son sujet de thèse et trouver un laboratoire d'accueil. Il est possible de réaliser sa thèse au sein d'une entreprise dans le cadre d'une convention Cifre (convention industrielle de formation par la recherche). De nombreux docteurs complètent leur cursus par une expérience professionnelle de post-doctorat souvent menée dans un laboratoire renommé situé à l'étranger. Il s'agit d'une mission scientifique, à durée déterminée, rémunérée. À condition de bien choisir le laboratoire et le thème de la mission, et de préparer son retour en France, c'est un atout lors des concours de recrutement des instituts de recherche publique.
Rémunération du métier de Chercheur(euse) en physique Salaire du débutant
Un chargé de recherche au CNRS : 1 950 euros
En conclusion sur le métier de Chercheur(euse) en physique
Les physiciens exercent dans des secteurs de haute technologie. Les télécommunications, l'informatique, l'aéronautique et l'espace, les transports, la mécanique, la métallurgie, l'ingénierie biomédicale... tous ces secteurs avancent grâce aux physiciens.