Qu’est-ce que l'auto-entreprise (micro-entreprise) ? Fonctionnement et règles

Un auto-entrepreneur (aussi appelé "micro-entrepreneur") est un entrepreneur individuel qui a la particularité d'être soumis à un régime simplifié (1). 

16,3 %D'augmentation du nombre d'auto-entreprises au 1er trimestre 2026

L'auto-entreprise (ou "micro-entreprise") n'est donc pas une forme juridique à part entière : c'est un entreprise individuelle, soumise à un régime qui se veut simplifié sur le plan administratif, comptable, social et fiscal (impôt sur le revenu). 

Pourquoi devenir auto-entrepreneur/créer son auto-entreprise ? 

Du fait de sa simplicité de création et de fonctionnement, le statut d'auto-entrepreneur convient particulièrement :

  • aux créateurs d'entreprise qui souhaitent tester leur projet sur un certain laps de temps, avant de le pérenniser et d'en élargir l'accès à d'éventuels investisseurs  ;
  • aux salariés recherchant un complément de revenus ;
  • aux étudiants ou retraités souhaitant exercer une activité accessoire.

Quelles activités peuvent être exercées sous le statut d'auto-entrepreneur ? 

La micro-entreprise a un champ d'application particulièrement large :  concrètement, elle peut être utilisée pour l'exercice d'une activité commerciale, artisanale, libérale ou mixte. 

❌ En sont néanmoins exclues les activité agricoles, artistiques et réglementées (de type avocats, commissaires de justice ou notaires).

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Les avantages du statut d’auto-entrepreneur

Une création d'auto-entreprise simple et rapide (inscription sur le Guichet unique)

📄 La création d’une micro-entreprise est particulièrement simple : il suffit de déclarer votre activité sur le Guichet Unique des formalités d'entreprises, en vue d'immatriculer votre entreprise au Registre du commerce et des sociétés (RCS) et/ou au Registre national des entreprises (RNE).

Puisque la micro-entreprise est avant-tout une entreprise individuelle, aucun capital social de départ n'est nécessaire pour créer la structure. 

Une gestion comptable allégée

Les obligations comptables d'un auto-entrepreneur se limitent à la tenue quotidienne d'un livre des recettes (2) et au besoin, d'un registre des achats.

💰 Il n'est pas nécessaire de tenir une comptabilité complète. De fait, vous n'avez pas besoin de recourir aux services d'un expert-comptable, susceptibles de générer des frais.

Des cotisations Urssaf calculées sur le chiffre d’affaires

📅 D'un point de vue social, les cotisations de l'auto-entrepreneur sont calculées en fonction de son chiffre d’affaires (3). S'il n'a pas encaissé de chiffre d'affaires le mois ou le trimestre considéré, aucune cotisation sociale n’est due. 

Le taux de cotisation appliqué dépend de la nature de l'activité exercée : pour en savoir plus, consultez notre dossier dédié !

Une fiscalité allégée

👉 Un auto-entrepreneur peut opter pour le versement libératoire de son impôt sur le revenu (4).

Dans ce cas, le montant de son impôt est calculé par application d'un taux forfaitaire sur son chiffre d'affaires, et payé au fil de l'eau en même temps que ses cotisations sociales.

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Vous avez une question sur les auto-entrepreneurs ? 

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Quels sont les inconvénients d'être auto-entrepreneur ? 

Respect des plafonds de chiffre d’affaires par activité applicables en 2026

Fiscalement, l'auto-entrepreneur est obligatoirement soumis à un régime micro :

  • micro-BIC (pour "bénéfices industriels et commerciaux"), s'il exerce une activité commerciale (vente de marchandises) ou artisanale ;
  • ou micro-BNC (pour "bénéfices non commerciaux"), s'il exerce une activité non commerciale.

Or, les régimes micro-BIC et micro-BNC ne s'appliquent, en année N, qu'aux entreprises dont le chiffre d'affaire de l'année précédente (N-1) ou de la pénultième année (N-2) n'excède pas (5) :

  • 203.100 euros, en cas d'activité commerciale (hors location meublée) ;
  • 83.600 euros, pour les autres activités.

🔍 Exemple : vous êtes commerçant. Pour vos revenus 2026, vous relevez du régime fiscal micro-BIC si votre chiffre d'affaires 2025 ou 2024 n'excède pas 203.100 euros.

Si ces plafonds sont dépassés, l'entreprise sort du régime de l'auto-entreprise et bascule vers un régime d'imposition réel. Pour en savoir plus sur ce mécanisme, consultez notre dossier spécial !

L’impossibilité de déduire ses charges réelles

L'application d'un régime fiscal micro empêche la déduction des dépenses professionnelles pour leur montant réel.

Concrètement, l'administration fiscale applique sur le chiffre d'affaires un abattement forfaitaire, censé représenter l'intégralité des charges professionnelles engagées par l'auto-entrepreneur.

Cet abattement s'élève à (5) : 

  • 71 %, pour les activités de vente de marchandises ou de location de logements (hors location meublée) ;
  • 50 % pour les prestations de services relevant des BIC ;
  • 34 %, pour les activités non commerciales.

💡Ce mécanisme micro-fiscal peut s'avérer désavantageux si vous réalisez  des investissements importants ou si vos frais et charges professionnelles excèdent le montant de l'abattement forfaitaire applicable.

Une protection sociale limitée

Du fait de son affiliation à la Sécurité sociale des indépendants (SSI), la couverture sociale d'un auto-entrepreneur est moins protectrice que celle d’un salarié, notamment en termes d'accès à l'assurance chômage et de droits à la retraite. Pour en savoir plus, consultez notre dossier spécial !

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Choisir le statut d’auto-entrepreneur

Vous avez besoin d'en savoir plus sur vos obligations d'entrepreneur ?  Déclaration mensuelle ou trimestrielle de chiffre d'affaires, paiement des cotisations sociales, versement libératoire de votre impôt sur le revenu... Pas si simple de faire le point. Notre guide est fait pour vous aider : il vous guidera pas à pas sur la découverte de votre nouveau staut, et vous aidera e à éviter les erreurs les plus fréquentes.

Inclus : 48 questions/réponses, 5 modèles de lettres et 3 formulaires Cerfa.

Références :
(1) Articles L526-22 à L526-26 du Code de commerce
(2) Article L123-28 du Code de commerce
(3) Articles L613-7 et suivants du Code de la sécurité sociale
(4) Article 151-0 du CGI
(5) Articles 50-0 et 102 ter du CGI