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💡En résumé : 

- Le ticket de caisse atteste un paiement et peut servir en cas de litige ou pour faire valoir une garantie. Il ne remplace pas une facture et ne permet pas de déduire la TVA.
- Il doit mentionner le commerçant, la date, le montant, les produits et la TVA.
- Les tickets de caisse et tickets CB doivent être conservés 6 à 10 ans selon leur usage comptable ou fiscal.
- Le ticket CB prouve le paiement, mais pas l'achat, car il ne détaille pas les produits ou services concernés.
- Il indique le montant, la date, le numéro de transaction et le numéro de carte masqué. Le numéro complet, le CVV et le nom du porteur ne doivent pas apparaître.
- Un commerçant ne peut pas identifier directement un client avec un ticket CB, sauf dans le cadre d'une enquête judiciaire.

Ticket de caisse et facture : quelles différences ? 

À quoi sert juridiquement un ticket de caisse ? 

Le ticket de caisse dispose d'une valeur probatoire limitée

Il peut notamment : 

  • attester qu'un paiement a été réalisé ;  

  • constituer un élément de preuve lors d'un litige commercial ;  

  • servir de justificatif dans le cadre d'une garantie légale ou commerciale.  

⚠️ En revanche, un ticket de caisse n'a pas la même valeur qu'une facture. Pour un professionnel, il ne permet pas de procéder à la déduction de la TVA. 

Quelle est la valeur juridique d'une facture ? 

La facture constitue un document juridique obligatoire dans les relations commerciales. 

Elle permet notamment : 

  • d'établir l'existence d'une opération commerciale ;  

  • d'engager les parties ;  

  • de procéder à la déduction de la TVA ;  

  • de conserver une trace de l'opération pendant 10 ans.  

Elle doit être établie pour toute vente réalisée entre professionnels ainsi que pour toute prestation de service

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Quelles informations doivent figurer sur un ticket de caisse ? 

Il n'existe pas de liste légale exhaustive des mentions devant apparaître sur un ticket de caisse. 

Celui-ci doit néanmoins comporter les éléments nécessaires à l'identification de la transaction, comme : 

  • le nom ou la raison sociale du commerçant ;  

  • la date et l'heure de la transaction ;  

  • le montant TTC ;  

  • le moyen de paiement utilisé ;  

  • la désignation des produits ou des services ;  

  • le numéro du ticket et/ou l'identifiant de la transaction ;  

  • la TVA applicable, lorsque le commerçant y est assujetti.  

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Factures commerciales : les mentions obligatoires et les règles à connaître

En tant que professionnel, vous devez respecter les obligations légales de facturation et les mentions obligatoires qui garantissent la conformité de vos documents. Notre juriste a rédigé un dossier complet pour sécuriser vos transactions et respecter les règles en vigueur. 
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Quelles mentions une facture doit-elle comporter ? 

La facture est soumise à des exigences plus importantes et doit faire apparaître l'ensemble des mentions prévues par la loi, parmi lesquelles : 

  • l'identité du vendeur et celle de l'acheteur ;  

  • l'adresse de chacune des parties ;  

  • un numéro de facture unique ;  

  • la date d'émission ;  

  • la date de réalisation de la vente ou de la prestation ;  

  • la description précise des produits ou des services ;  

  • le prix unitaire HT ;  

  • le taux et le montant de TVA applicables ;  

  • les montants totaux HT et TTC ;  

  • les conditions de règlement ;  

  • les pénalités applicables en cas de retard ;  

  • l'indemnité forfaitaire de recouvrement ;  

  • la mention relative à l'exonération de TVA lorsqu'elle s'applique.  

Le ticket de carte bancaire constitue-t-il une preuve d'achat ? 

Non. Le ticket de carte bancaire constitue une preuve de paiement, et non une preuve d'achat. Il établit qu'une transaction a été effectuée et que le client a réglé le montant mentionné. 

En revanche, il n’identifie pas précisément les biens ou les services achetés. Il indique généralement seulement : 

  • le montant réglé ;  

  • la date de l'opération ;  

  • le numéro de transaction ;  

  • le moyen de paiement utilisé.  

Le ticket CB ne peut donc pas se substituer au ticket de caisse ou à la facture. À lui seul, il ne permet pas d'identifier les produits ou services concernés, de faire valoir une garantie ou de démontrer la nature de l'opération lors d'un litige. 

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Quelles informations doivent obligatoirement figurer sur un ticket de carte bancaire ? 

Le ticket délivré après un paiement par carte comporte plusieurs informations relatives à la transaction. Elles permettent au commerçant et à son d’identifier le paiement, d’en vérifier les principales caractéristiques et d’en conserver une trace. Les informations susceptibles d'y figurer concernent plusieurs catégories. 

Les informations concernant le commerçant 

Le ticket mentionne par exemple : 

  • le nom ou la raison sociale du commerçant ;  

  • l'adresse ou l'identifiant du point de vente ;  

  • l'identifiant du terminal de paiement électronique (TPE).  

Les informations relatives à la carte 

Pour des raisons de sécurité, seules certaines données partiellement masquées sont affichées, comme : 

  • le numéro de carte tronqué, par exemple **** **** **** 1234 ;  

  • a date d'expiration masquée ou partielle.  

Les informations relatives à l'opération 

Le ticket peut également faire apparaître : 

  • la date et l'heure du paiement ;  

  • le montant total réglé ;  

  • la devise utilisée ;  

  • le type de carte, comme Visa ou Mastercard ;  

  • le mode de paiement utilisé : CB, sans contact, débit ou crédit ;  

  • le numéro d'autorisation bancaire ;  

  • le numéro de transaction ou son identifiant unique.  

Les informations concernant l'acceptation du paiement 

Enfin, certaines mentions permettent de connaître le résultat et les modalités de la transaction : 

  • la mention "paiement accepté" ou "transaction approuvée" ;  

  • le code de réponse de la banque ;  

  • le type d'authentification utilisé, par exemple le sans contact, le code PIN ou l'authentification forte.  

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À retenir : 

Pour des raisons de sécurité et de protection des données bancaires, certaines informations ne doivent jamais apparaître sur le ticket CB. Ces mesures s'inscrivent dans le cadre des exigences de sécurité applicables aux paiements par carte, dont les normes PCI-DSS et la directive DSP2 de l'Union européenne
Sont notamment concernés : 
- le numéro complet de la carte bancaire, qui doit être masqué ;
- le cryptogramme visuel (CVV/CVC) ;
- le nom complet du titulaire de la carte, dans la plupart des cas ;
- les données sensibles qui ne sont pas masquées.  

Combien de temps un commerçant doit-il conserver ses tickets de caisse et tickets CB ? 

La durée de conservation des tickets de caisse et des tickets de carte bancaire dépend de leur utilisation, notamment sur le plan comptable ou fiscal. Lorsqu'ils permettent de justifier une opération comptable, ils doivent être conservés au même titre que les autres pièces justificatives. 

Quelle est la durée légale de conservation d'un ticket de caisse ? 

Lorsqu'un ticket de caisse constitue une pièce justificative comptable, le commerçant doit le conserver pendant au moins 6 ans

📌 Il est néanmoins recommandé de conserver les tickets de caisse jusqu'à 10 ans, afin de bénéficier d'une meilleure sécurité. 

Combien de temps faut-il conserver un ticket de carte bancaire ?

Le ticket CB constitue un justificatif de paiement. Lorsqu'il est utilisé pour justifier une opération comptable, il doit être conservé avec les autres pièces justificatives pendant 10 ans

10 ansconservation ticket de CB

Les tickets utilisés pour effectuer les rapprochements bancaires doivent ainsi être gardés au minimum jusqu'à la réalisation du rapprochement, puis archivés avec les documents comptables pendant 10 ans. 

Garantie, litige : existe-t-il des durées de conservation particulières ? 

Oui. La durée pendant laquelle le ticket CB doit être conservé peut également varier selon son utilisation. 

Lorsqu'un ticket est associé à une garantie commerciale, il doit être conservé pendant au moins 2 ans, conformément à l'obligation de garantie légale de conformité. 

En présence d'un litige avec un client, le ticket doit être conservé jusqu'à la résolution du différend, puis pendant encore 5 ans, conformément au délai de prescription civile. 

Est-il possible d'identifier un client à partir de son ticket CB ? 

Un ticket de carte bancaire ne comporte pas les données personnelles pour identifier directement le titulaire de la carte. Son nom, son adresse et le numéro complet de sa carte n'y figurent pas. 

Cette protection découle : 

  • des normes PCI-DSS, relatives à la protection des données de carte ;  

  • de la Directive DSP2 de l'Union européenne, relative à la sécurité des paiements ;  

En tant que commerçant, vous ne pouvez pas non plus demander à la banque de vous communiquer l'identité du client. Les autorités, comme la police, la gendarmerie ou le parquet, peuvent en revanche obtenir cette information dans le cadre d'une enquête, notamment pour fraude, vol, escroquerie ou lors d'un litige pénal. La banque peut alors identifier le titulaire de la carte et transmettre son identité à partir du numéro de transaction. 

💡 Bon à savoir : Lorsque vous utilisez un logiciel de caisse connecté ou un programme de fidélité, vous pouvez parfois rapprocher plusieurs informations : 

  • - l'heure du paiement ;
  • - son montant ;
  • - le ticket de caisse ;
  • - la fiche du client, s'il est enregistré.  

Ce rapprochement n'est possible que lorsque le client a volontairement transmis ses données, par exemple lors de son inscription à un programme de fidélité, de la création d'un compte client ou d'une commande en click & collect. 

Références : 

  • Articles L441‑1 et L441‑9 du Code de commerce (obligations de facturation et de transparence dans la relation commerciale)
  • Article L123‑12 du Code de commerce (obligation de tenue d'une comptabilité pour les commerçants)
  • Article 289 du Code général des impôts (mentions obligatoires d'une facture)
  • Article L102 B du Livre des procédures fiscales (obligation de conservation des documents pouvant faire l'objet d'un contrôle de l'administration pendant au moins 6 ans)
  • Article L123-22 du Code de commerce (obligation de conservation des documents comptables et pièces justificatives pendant 10 ans)
  • Articles L217-3 et suivants du Code de la consommation (garantie légale de conformité des biens)
  • Article 2224 du Code civil (délai de prescription civile)