Vous êtes considéré comme personne vulnérable si vous risquez de développer une forme grave de Covid-19.

A savoir :

Si votre activité reprend, vous pouvez demander à votre employeur de faire du télétravail.

Si le télétravail n'est pas possible et que vous ne pouvez pas bénéficier de mesures de protection renforcées, sachez que vous pouvez en principe, bénéficier du dispositif de chômage partiel.

Personnes vulnérables 

La liste des personnes vulnérables a été établie par le Haut conseil de la Santé Publique et actualisée en novembre 2020 (1).

Sont considérées comme vulnérables :

  • les personnes de 65 ans et plus (avant le 20 avril 2020, il s'agissait des personnes de 70 ans et plus, l'âge des personnes dites vulnérables a donc été abaissé) ;
  • les patients qui ont des antécédents cardiovasculaires tels qu'une hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), un accident vasculaire cérébral (AVC) ou coronaropathie, une chirurgie cardiaque, une insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • les personnes diabétiques avec diabète non-équilibré ou qui présente des complications ;
  • les personnes qui présentent une maladie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d'une infection virale (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d'apnées du sommeil, mucoviscidose etc) ;
  • les patients qui présentent une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • les malades atteints de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • les personnes atteintes d'obésité (indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30kgm² (avant le 20 avril 2020, il s'agissait des personnes obèses dont l'IMC était supérieur à 40kg/m²) ;
  • les personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise :

✔ médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
✔ infection au VIH non contrôlée ou avec des CD4 inférieurs à 200/mm3 ;

✔ consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
✔ liée à une hémopathie maligne en cours de traitement.

  • les malades qui sont atteints de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
  • les personnes qui présentent un syndrome drépanocytaire majeur ou qui ont un antécédent de splénectomie ;
  • les femmes enceintes qui en sont au 3ème trimestre de leur grossesse ;
  • les personnes atteintes d'une maladie du motoneurone, d'une myasthénie grave, de sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson, de paralysie cérébrale, de quadriplégie ou hémiplégie, d'une tumeur maligne primitive cérébrale, d'une maladie cérébelleuse progressive ou d'une maladie rare (ce 12ème critère est entré en vigueur le 12 novembre 2020 (1)).

Vous devez respecter scrupuleusement les gestes barrières et prendre le plus de précautions possibles pour éviter la propagation et l'infection au Covid-19. En tant que salarié, personne vulnérable, vous bénéficiez du dispositif de chômage partiel en lieu et place des arrêts de travail Covid-19.

Nouveauté :

Depuis le 12 novembre 2020, un 12ème critère a été intégré à la liste des personnes vulnérables (voir ci-dessus), qui peuvent bénéficier du chômage partiel.

Il faut également savoir qu'entre le 1er septembre et le 15 octobre 2020, seuls 4 critères sur 11 avaient été maintenus pour permettre aux personnes dites "vulnérables" de pouvoir bénéficier du chômage partiel (en savoir plus ici). Le 15 octobre 2020, le Conseil d'Etat a suspendu les dispositions qui limitaient le nombre de personnes vulnérables éligibles au chômage partiel. Ainsi, les 11 (puis 12) critères s'appliquent désormais. 

Personnes à risque en raison d'une affection longue durée (ALD)

Les personnes admises en affection longue durée (ALD) pour les pathologies suivantes, sont également considérées comme à risque, sans pour autant pouvoir bénéficier du chômage partiel (2) :

  • accident vasculaire cérébral invalidant ;
  • insuffisances médullaires et autres cytopénies chroniques ;
  • artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques ;
  • insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves ;
  • maladies chroniques actives du foie et cirrhoses ;
  • déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ;
  • diabète de type 1 et diabète de type 2 ;
  • formes graves des affections neurologiques et musculaires (neuromyopathies et autres, myasthénies et autres affections neuromusculaires) ;
  • hémoglobinopathies, hémolyses chroniques constitutionnelles et acquises sévères (drépanocytose) ;
  • maladie coronaire ;
  • insuffisance respiratoire chronique grave ;
  • maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé Spécialisé ;
  • mucoviscidose ;
  • néphropathie chronique grave et syndrome néphrotique primitif ;
  • paraplégie ;
  • vascularites, lupus érythémateux systémique, sclérodermie systémique ;
  • polyarthrite rhumatoïde évolutive ;
  • rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives ;
  • sclérose en plaques ;
  • spondylarthrite grave ;
  • suites de transplantation d'organe ;
  • tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique.

Attitude de l'employeur avec les personnes à risque : résumé en vidéo

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