Le montant de l’indemnité d’occupation due par l'ex-époux coïndivisaire peut être réduit si l’un des enfants issus du mariage réside au domicile conjugal sans qu'une contribution à l'entretien et à l'éducation de cet enfant ne soit mise à la charge de l’autre ex-époux.

Un jugement a déclaré le divorce entre M. I. et Mme F. qui étaient mariés sous le régime de la participation aux acquêts et des difficultés se sont élevées concernant la liquidation de leurs intérêts patrimoniaux.


Dans un arrêt du 3 mai 2018, la cour d’appel de Lyon a condamné M. I. à payer un montant d’indemnité d’occupation dont ce dernier était redevable envers l’indivision. Elle a retenu que la présence d’un enfant au domicile conjugal n’affecte pas le montant de l’indemnité d’occupation due par le coïndivisaire.


La cour de Cassation casse le pourvoi sur ce point, le 11 juillet 2019, au visa de l’article 815-9 du code civil. Elle estime que la cour d’appel a privé sa décision de base légale en se déterminant ainsi, sans rechercher si la fixation de la résidence de l'un des enfants issus du mariage chez M. I., sans qu'une contribution à l'entretien et à l'éducation de cet enfant ne soit mise à la charge de Mme F., ne constituait pas une modalité d'exécution, par celle-ci, de son devoir de contribuer à l'entretien de l'enfant, de nature à réduire le montant de l'indemnité d'occupation due par son ex-époux.

Source