Pour la 3ème année de suite, la newsletter “les Glorieuses” appelle les femmes à dénoncer les inégalités salariales par le biais du hashtag #6novembre15h35. Le site encourage aussi les françaises à témoigner, à lancer des sondages et des pétitions tout au long de la journée.

Un écart salarial hommes-femmes de 25% sur une carrière

En France, l'écart de salaire entre les femmes et les hommes demeure énorme.

Marlène Schiappa, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes

L'égalité salariale est loin d'être acquise ! Les chiffres sont éloquents : à travail égal, une femme est rémunérée 9% de moins qu'un homme. Cet écart atteint même les 25% pour l'ensemble d'une carrière, et 37% au moment de la retraite, selon les données du ministère du Travail.

#6novembre15h35 : les femmes travaillent pour rien

A partir du 6 novembre, les femmes devraient cesser de travailler. Mais pourquoi ? En raison de l'écart de salaire hommes-femmes, c'est comme si les femmes travaillaient gratuitement jusqu'au 31 décembre 2018.

Par le biais du hashtag #6novembre15h35, la newsletter “les Glorieuses” appelle les françaises à dénoncer qu'à compter de ce jour, leur travail n'est plus rémunéré. Le site cherche ainsi à sensibiliser le grand public sur les inégalités salariales encore persistantes entre les hommes et les femmes.

Des sanctions contre l'inégalité salariale

L'inégalité salariale est inscrite dans la loi depuis 1972… Pourtant, l'écart persiste. Des sanctions ont d'ores et déjà été mises en place pour les entreprises contrevenantes, mais selon certains syndicats, seulement 0,2% d'entre elles auraient été sanctionnées en six ans.

1% du chiffre d'affairescomme sanction en cas d'inégalité salariale

Des dispositions ont été votées pour aller vers plus de transparence sur les écarts de salaire, afin d'identifier les discriminations. Une fois l'entreprise pointée du doigt, elle aura trois ans pour se mettre en conformité, au risque d'être sanctionnée à hauteur d'1% de son chiffre d'affaires. Cette mesure s'appliquera aux sociétés de plus de 50 salariés, à partir du 1er janvier prochain.