L’ordonnance de mise en accusation devant la Cour d’assises du 5 mars 2019 relate avec précision les conditions dans lesquelles notre cliente Joséphine D a été victime d’une balle perdue.Le 13 septembre 2015, peu avant 6 h 15, une fusillade éclatait au niveau de la terrasse du bar où elle se trouvait situé quartier de l’Opéra à MARSEILLE.

Les auteurs au nombre de trois au moins, avaient fait peu depuis une voiture grise de marque BMW et avaient pris pour cible des personnes amassées sous l’auvent de l’établissement.

Un mort et de nombreux blessés, certains très grièvement, étaient à déplorer parmi les membres du personnel et les clients présents au moment des faits.

Tous feront le récit d’une véritable scène de cauchemar, qui les a marqués, au plus profond d’eux-mêmes.

Le récit de l'agression

Joséphine D. indique :

« Je suis entrée dans l’établissement pour commander un sandwich, mais comme il y avait du monde qui attendait pour passer commande, je suis ressortie.

Je suis restée devant la porte d’entrée et j’ai fumé une cigarette.

Je précise que j’étais dos à la rue, je regardais vers l’intérieur du bar.

J’ai entendu comme un feu d’artifice. Je me suis retrounée, et j’ai vu une voiture passer.

Je me suis de nouveau retournée vers l’intérieur du bar, et j’ai entendu des gens crier «COUCHE-TOI! COUCHE-TOI».

Je me suis allongée. Après je me suis relevée et je saignais.

Je suis tombée au sol et je pense m’être évanouie. Je me suis réveillée sur le côté avec les pompiers ».

Elle sera transportée aux urgences de l’hôpital LAVERAN.

Examen médicaux de la victime

LES CONSÉQUENCES PHYSIQUES

Le certificat médical établi le 14 septembre 2015 par le service de chirurgie orthopédique atteste qu’elle présente :

«Une fracture de l’olécrane due à l’action d’un projectile qui a été retrouvé dans sous coude droit, ainsi qu’un poly criblage de la face antérieure du poignet droit avec multiples corps étrangers métalliques. Le projectile a été extrait lors de l’opération. L’ITT à prévoir est de 45 jours sous réserve de complications».

LES CONSÉQUENCES PSYCHOLOGIQUES

C Joséphine D. sera également examinée par l’Expert psychologue, laquelle conclut :

«Les faits subis semblent avoir complètement désorganisé sa vie. En effet, au premier chef des conséquences de cette situation, la jeune femme signalait au moment de notre rencontre, qu’elle avait tout le temps peur du monde extérieur.

Elle avait beaucoup de difficulté à sortir de chez elle.

Elle vivait calfeutrée dans son appartement avec l’impression que ce qu’elle avait vécu pouvait se renouveler à tout moment.

Elle n’avait plus de vie professionnelle et elle touchait le RSA.

Sous l’angle psychopathologique, Mme Joséphine D. restait au moment de notre rencontre, angoissée, peureuse et elle se sentait en danger à tout moment.

Sous l’angle psychologique, elle n’avait pas encore repris un cours d’existence normal.

Il paraissait indispensable qu’elle s’engage dans un travail psychothérapeutique tant qu’elle n’aurait pas repris une vie sociale normale.

A l’époque, le traumatisme psychologique était encore très actif et très présent dans l’ensemble de ses comportements et de ses émotions».

Les blessures infligées au bras droit la handicapent dans sa vie quotidienne (Joséphine est droitière) et sont à l’origine d’un retentissement psychologique très important.

Face à un tel tableau, le cabinet VINCENSINI a assuré la défense de la victime devant le juge d’instruction, puis devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence.

 

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