Accueil » Droit de la presse, image & publicité » Communiqué de Presse Juridique » Autres Informations » Actualités

Article avocat Autres Informations

Quand le gros maigrit, le maigre meurt !

Par , Avocat - Modifié le 11-03-2013

Le gouvernement français envisage de nouveaux impôts en tout genre pour faire maigrir les gros patrimoines. Mais le résultat attendu pourrait être bien différent : les plus modestes pourraient bien ne pas survivre à ce régime de nature fiscal !

Autrement exprimé, comment l’augmentation de la fiscalité va-t-elle tuer l’emploi français de façon durable ?

Après l’ère du "travailler plus pour gagner plus", voici venue l’ère du "travailler plus pour gagner moins". 

1. Instauration de taxes d’avenir et suppression de toutes les niches fiscales

1.1  - La TPipi

Tout d’abord, une taxe pipi (TPipi) pourrait être restaurée. Elle permettrait de taxer les abus de consommation d’eau qui est une ressource devenant rare. Cette taxe permettrait de satisfaire des préoccupations écologiques et de remplir aisément les caisses de l’Etat.

1.2 - La TSpds

Pour inciter la population à rester svelte, nombreuses émissions culinaires ont fleuri à la TV.  C’est insuffisant, il faut aller plus loin pour amaigrir le trou de la sécu!

Ainsi, une taxe sur les excédants de poids pourrait être mise en place : toute personne dont le poids dépasse le nombre de centimètres en plus du mètre (exemple : taille : 1,75, poids 80 kg) serait taxée à hauteur de 100 euros par an et par unité. Dans notre exemple 500 euros par an.

Bien entendu ceux qui n’auront pas les moyens de payer seront taxés aussi et pourront s’acquitter de cette taxe par des TIG (travaux d’intérêts généraux) jusqu’à retour à la norme. Une mise en œuvre simple peut consister à les mettre sur des vélos fixes équipés d’une dynamo pour produire de l’électricité Ces vélos seraient installés dans les rues et disponibles en permanence.

Ces appareils seront équipés d’une carte (type carte de crédit) que la personne introduira pour s’identifier et effectuer le travail lui permettant d’acquitter sa taxe. Bien entendu l’appareil pèsera l’individu, et se bloquera s’il atteint un poids normal. A noter aussi que le don d’énergie (plutôt que de courir dans un parc) sera possible pour les non assujettis à la taxe et déductible des impôts.

1.3 - La Tfct

Comme le suggère Jean-Pierre GAMET : « L´Etat veut des impôts ? Mais c´est si facile voyons. Il n´y a qu´a taxer les fonctionnaires. Le même montant pour tous bien sur. Il ne faut jamais oublier l´égalité ! ».

1.4 - La démocratisation de la taxe à 75%

Il faudrait instaurer une vraie égalité pour s’assurer qu’aucun français ne puisse réussir à faire fortune en imposant les revenus fonciers à 75% (hors contributions sociales) et en supprimant tous les abattements existants (10% sur les salaires, 34% dans les régimes micro-BNC/BIC, 40% sur le dividende, etc).

2. Augmentation du nombre d’emploi disponibles et restriction des opérations de croissance externe

Par ailleurs, pour s’assurer que personne n’ait le temps de s’ennuyer dans son travail, un décret gouvernemental pourrait interdire l’usage de la main droite à tous les droitiers (main gauche pour les gauchers). Ainsi, le travail serait plus long à réaliser. Mécaniquement, les entreprises seraient contraintes d’embaucher pour pallier à cette forte baisse de productivité.

Bien entendu, un tel scénario n’est possible qu’avec un décret gouvernemental pris pour interdire toute délocalisation des entreprises. Une telle mesure se heurterait à la législation européenne (liberté de circulation des personnes et des capitaux). Aussi, une dérogation exceptionnelle serait demandée à l’UE en se basant sur les idées économiques d’Adam SMITH : la valeur du travail est le fruit de la difficulté de sa réalisation.

Les opérations de croissance externe par LBO qui conduisent à terme à des restructurations d’entreprises (comprendre : augmenter la productivité des salariés et diminuer leur nombre) serait juridiquement limitées.

3. Réduction massive des dépenses

Cette expression à l’honneur pourrait être mise en œuvre de façon simple.

Tout d’abord, permettons à notre armée de troquer un Leclerc contre un lance-pierre, un arc et des flèches (en acier de préférence pour relancer l’industrie sidérurgique). 

Augmentons les contrôles des aides sociales (CAF, RSA, Sécu, etc) en interposant des formalités sans nombre pour entre le besoin et le secours. Il est également nécessaire de renforcer les mesures de protection pour les salariés en poste. Ainsi, les entreprises pourront continuer à faire subir dix entretiens successifs aux candidats avant de proposer un CDD avec une période d’essai de 3 mois renouvelable rémunéré au SMIC avant d’étudier l’éventuelle possibilité d’embauche en CDI.

Il faudrait également rendre le licenciement plus complexe et l’accès aux indemnités chômage plus difficiles. Pour éviter que le harcèlement moral ne se renforce, les tribunaux renforceront les sanctions à l’égard des employeurs.

Pour changer des techniques traditionnelles utilisées pendant chaque crise économique : mettons de côté les ouvrages de KEYNES. A chaque plan de relance à la keynésienne, il nous a été promis une sortie de crise rapide. La crise étant toujours présente, ce ne peut être que la faute à pas de chance.

De la sorte, nous serons tous vraiment certain que l’Etat arrivera à diminuer drastiquement ses dépenses.

4. Conclusion

L’Etat français tente des demi-mesures pour redresser l’économie. Le résultat est particulièrement mauvais. Le chômage et les inégalités sociales s’accroissent.

Dans le même temps, notre Etat expulse ses riches citoyens hors de ses frontières. C’est très certainement une stratégie subtile qui consiste à croire qu’une fois qu’ils auront goûté à la différence, ils reviendront un peu comme dans l’adultère à chacun ses rêves.

En bref, cessons de jouer les demi-fous, soyons complètement fous ! 

Commenter cet article




Je souhaite être prévenu(e) des nouvelles contributions publiées sur ce sujet

Voir les conditions générales d'utilisation

Ces informations, nécessaires au traitement de votre demande, sont destinées au Juritravail et à la société WENGO SAS. Conformément à la loi relative aux fichiers, à l'informatique et aux libertés, vous bénéficiez d'un droit d'opposition, d'accès et de rectification des informations par mail à info@juritravail.com

Maître Thomas CARBONNIER

Maître Thomas CARBONNIER

Avocat au Barreau de PARIS

  • Droit du Travail Salarié
  • - Droit des Employeurs - Droit Social
  • - Droit Représentant du Personnel : CSE, CE, DP, Syndicat, CHSCT
  • - Droit des Sociétés - Création Entreprise - Cessation Activité
  • - Droit Commercial
  • - Fiscalité de l'Entreprise
  • - Droit de la Famille - Divorce
  • - Droit de l'Immobilier et de la Construction
  • - Droit Pénal
  • - Droit de la Consommation
  • - Droit des Assurances
  • - Droit Routier, permis de conduire et automobile
  • - Droit International
  • - Droit de la Santé
  • - Droit Bancaire
  • - Droit des Transports
  • - Droit de la presse, image & publicité
  • - Procédure Judiciaire
  • - Droit de la Protection Sociale
  • - Droit de l'informatique, des Libertés & Internet
  • - Droit fiscal
  • - Droit des affaires
  • - Pack LegalTech - TPE-PME, artisans et professionnels
  • - Création de société, Modèles de contrat et de lettres dématérialisés
  • - Loi travail 2017

Me contacter

Publicité

Ne passez pas à coté de l'actualité juridique

Recevez gratuitement notre Newsletter !

Toutes les nouveautés juridiques décryptées par nos équipes, rédigées en langage simple dans tous les domaines de droits !

Personnalisez votre Newsletter :

Simplicité et transparence avec Juritravail en savoir plus

Nous ne commercialisons pas vos adresses emails à un tiers. Nous conservons vos informations personnelles uniquement pour vous adresser des contenus et services que vous avez demandés et qui vous intéressent. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment depuis les mails que vous allez recevoir.

Votre inscription a bien été prise en compte !

Vous recevrez bientôt des nouvelles de nous par email.

Pour connaitre et exercer vos droits relatifs à l'utilisation de vos données, consultez notre  Charte sur la protection des données personnelles ou contactez-nous à l'adresse suivante : dpo@juritravail.com.



© 2003 - 2020 JuriTravail tous droits réservés