L'entretien préalable au licenciement a pour objet de permettre au salarié de connaître les motifs pour lesquels l'employeur envisage de procéder à son licenciement, et de faire valoir ses arguments.

 

Cette formalité obligatoire est instaurée dans l'intérêt du salarié, de sorte que l'employeur ne peut lui reprocher son absence à l'entretien préalable.

 

Ainsi, la Cour d'appel de Paris a jugé que l'employeur ne saurait déduire de l'absence du salarié que celui-ci admettrait les fautes reprochées (CA Paris 19 septembre 1991 18ème ch. C, Barbier c/ SA Auguste Thouard Billon Gestion).

 

La Cour de cassation adopte la même position, puisqu'elle considère que l'absence du salarié à l'entretien préalable ne dispense pas le conseil de prud'hommes de rechercher si le licenciement repose ou pas sur une cause réelle et sérieuse (Cass. soc. 3 octobre 1990, Banni c/ Fraisse).

 

Par conséquent, l'absence du salarié à l'entretien préalable n'a pas de conséquence sur la suite de la procédure (notification du licenciement ou pas) et elle n'a pas pour effet de le priver de ses droits.

 

Il convient néanmoins de rappeler qu'en se rendant pas à l'entretien préalable, le salarié ne peut faire valoir sa défense, notamment en bénéficiant de l'assistance d'un conseiller.